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Sur cette terre, à nous prêtée...

 Plaintes, élégies, prières, incantations ou évocations exclamatoires, hautes déclamations, sont les tons qui composent la poésie de Nezahualcoytl (1402-1472), ce roi de Texcoco, qui fut chef de guerre, où dans la simplicité de langue s’élabore un complexe de métaphores et de symboles qui ne peut s’appréhender pertinemment sans la grille de lecture ici fournie par les traducteurs.
 Une poésie qui géo-historiquement nous semble bien lointaine mais qu’il convient de lire débarrassé de ses habitudes modernes et modernistes pour saisir un peu de la civilisation précolombienne qui la sous-tend. Le chef de guerre dit ses fragilités et angoisses.
 Une poésie distribuée en trois genres, le chant des aigles, le chant fleuri et le chant de désolation et d’angoisse, marquée de cris, de danse, de musique, empreinte d’un profond pessimisme, « Nous partirons, peu à peu nous disparaîtrons, / il ne restera rien... ».