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SORUPANANDA

 La figure du sage Sorupananda est associée à celle de Tattvarayar, fameux érudit du XVIe siècle. Tous deux avaient une bonne maîtrise du sanskrit comme du tamoul et connaissaient parfaitement les textes sacrés, mais reconnurent que le profit tiré de cette longue étude n’avait pas le pouvoir de leur apporter la libération. Ils concentrèrent donc leurs efforts sur la recherche d’un guru qui les guiderait vers la sagesse.
 Sorupananda partit vers le Sud, Tattvarayar vers le Nord. Sur les rives de la Kaveri, Sorupananda découvrit un homme absorbé en perpétuel samadhi. Après avoir reçu la grâce de ce guru, il attendit le retour de Tattvarayar. N’ayant obtenu aucun soutien, Tattvarayar retourna dans le Sud où il retrouva Sorupananda et devint son disciple. Après l’avoir un jour chassé dans un mouvement de colère, Sorupananda lui conseilla d’écrire : « Ces textes ardus,aussi utiles qu’ils soient pour vous-même, profiteront docilement au monde dans leur intégralité. Composez donc une œuvre simple que tous puissent comprendre et qui permette à chacun d’obtenir le salut. » Tattvarayar composa en quelques heures une œuvre qui reste aujourd’hui comme une référence de la spiritualité hindoue. Sorupananda, quant à lui, n’écrivit qu’un seul texte, quintessence de son expérience de la non-dualité : « La Splendeur du Soi ».

OUVRAGES PUBLIÉS AUX ÉDITIONS ARFUYEN

La Splendeur du Soi

La Splendeur du Soi

La Splendeur du Soi

La Splendeur du soi

PETITE ANTHOLOGIE

La Splendeur du Soi
traduit par Anasuya
(extraits)

  – Quelle est la nature inhérente du Soi qui resplendit en tant que tout ce qui est ?

 – Sa nature est de « resplendir de lui-même en tant que lui-même ».

 Le Soi qui resplendit en tant que le corps, l’âme bien-aimée, toutes les actions, l’ignorance, la joie de la vraie connaissance, la réalité bienheureuse et la conscience unique, cela est en vérité ma propre vraie nature.

*

  – Toutes choses se meuvent parce que le Soi les fait se mouvoir. Par conséquent, y a-t-il servitude pour le Soi ?

 – Le Soi, telle la corde qui fait tourner la toupie, n’est jamais asservi.

 De même qu’une toupie est mue par une corde, ainsi les désirs fructifient en ma présence. Mais à l’instar de la corde utilisée pour faire tourner la toupie, je ne me confondrai pas avec eux. Je me suis affranchi de leur attache. Je suis devenu mon propre Soi. Ma servitude a totalement disparu.