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Somme d’amour

 Comme le titre du recueil l’indique, une belle suite de poèmes d’amour (mais la poésie dit-elle jamais autre chose ? ), une « somme » par le nombre, certes, mais aussi par la plénitude de l’âme toute entière envahie par la puissance du sentiment.
 Si le n’importe-quoi de la mode conduit tant de pseudo-poèmes à une disparition dans l’informe, ce n’est pas le cas de Maximine dont la poésie jouit des vertus formelles du chant, celui de trois quatrains d’octosyllabes rimes sans raideur, avec ce décalage de son regard sensible sur une troisième personne qui reste la première.
 Maximine : un ton, un style, une œuvre : « Elle est la première venue / Elle est toutes celles qu’on aime / Elle est nue comme on se promène / Au jardin qu’on n’a jamais eu // Elle est une fille perdue / Pure comme à toute fontaine / Plus on y boit plus y reviennent / Les perles d’une eau sans refus // Elle est une femme légère / Elle dit oui toujours toujours / À ce que murmure un amour / En son cœur d’or de primevères. »