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Saison froide

 Toujours chez Arfuyen, la célèbre collection bilingue consacrée à la poésie étrangère – qui s’enorgueillissait déjà de nombreux et importants titres arabes et turcs –inaugure aujourd’hui son domaine persan avec des textes de l’iranienne Farrokhzad, réunis sous le titre Saison froide et traduits en français par Valérie et Kéramat Movallali.
 De forough Farrokhzad, on connaissait déjà la figure hautement tragique et inspirée, à travers le film que lui avait consacré Bernardo Bertolucci.
 Née en 1924 à Téhéran, elle publie, dès l’âge de dix-huit ans, un premier recueil, Capturée. D’autres suivront, jusqu’à sa mort tragique, à trente-trois ans, danc un accident de voiture.  Saison froide rassemble des extraits anciens et des textes tirés du recueil posthume Ayons foi . Un divorce à l’oriantale l’ayant séparée de son unique qu’elle ne reverra jamais Farrokhzad est habitée par cette souffrance et par la révolte qu’elle module sur un mode incantatoire, obsessionnel et mystérieux, dans une voix à elle, forte et profonde, rare dans cet Iran où même Ia voix des femmes se voilent :
 J’ai froid
 J’ai froid à tout jamais
 Ô ami, unique ami
 ...
 Regarde comme les poissons mangent ma chair 
 Pourquoi me maintiens -tu toujours au fond de la mer ?