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Reprise de souffle

La limpidité de la langue de Gérard Pfister assume le monde par une connaissance qui n’est pas de prose fondue ou cabrée – mais qui est le mystère même de tout ce qui aide à vivre enjrofondeur, sous l’écorce des apparences :
 Quelque chose
 Appelle
 
 Derrière mes yeux

 Une vague
 Présence
 
 Un regard
 Plus sombre que la nuit
 
 Derrière mes yeux
  II n’y a rien
 
 Que ce désir
 Une enfance oubliée
 
 Sous le lierre
 
 La terre
 Profonde
 
 Où je repose

Sa poésie saisit la complexité du réel qui se défait dans la lumière de chaque jour et l’exprime dans la simplicité évangélique de combinaisons soustraites au hasard – et à l’inanité sonore ambiante. Au large du verbiage des industries de la parole, elle aide à reprendre pied et souffle. Sa parole d’incertitude fore profond jusqu’à la percée de l’être – et son éploiement dans la clarté du chant habité en beauté – celle-là même qui sauvera le monde...