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Philippe Delarbre

Un livre qui nous émeut par ces poèmes-notes de marches et de veille qui atteignent cette « puissance de la grâce » et vertu d’espérance qui luisent, comme l’écrit Michel Cazenave dans sa préface, au fond de nos ténèbres.

L’exil est intérieur, et pourtant, il faut tenir debout : marcher « dans les mailles des brumes ».

Qui a jamais tenté d’appeler ainsi, face à Dieu, dans les lieux « les plus sauvages de la vie » sans jamais « cesser d’être l’étoile » ? Celui-là forcera sa voix afin qu’elle ouvre, enfin, sa lumière au jour, ramenée sans cesse vers son point de ramassement, son centre glacé, son terrible exil.

Et dans l’excès qui la révèle se découvre l’immense dénuement.

La franchise travaille avec l’obscur dans une sûreté d’eau-forte, où le regard intransigeant s’expose, appelant, à présent, la tendresse du retour.