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François LIBERMANN

Petit traité de la vie intérieure

suivi de lettres à Eugène Dupont

Avec une préface et une note finale
de Paul Coulon, spiritain

Collection Les Carnets spirituels
n°6, ISBN 978-2-908-82598-5

15 €

Comment présenter une personnalité aussi exceptionnelle que celle de François Libermann ? Le présent ouvrage a fait le choix de l’approcher à travers la relation privilégiée qu’il a entretenue avec deux personnes : un jeune séminariste, Eugène Dupont, et l’extravagante Mlle Jenny Guillarme.

« Depuis six mois, je faisais au Séminaire d’Issy, mes études théologiques, écrit Eugène Dupont, lorsque le Vendredi Saint 1840, M. l’abbé Pinault m’ordonna d’écrire à M. Libermann, alors à Rome, et de lui dévoiler toute mon âme. J’envoyai en effet un cahier entier, et, durant deux ans, je correspondis ainsi avec notre vénéré Père, sans nous être jamais vus. »

Dès l’origine leur commerce épistolaire atteint une rare intensité (qui bien souvent fait penser aux romans de Bernanos), comme si Libermann retrouvait dans les tourments du jeune séminariste ses propres difficultés. Pour l’aider, Libermann rédige un Petit traité de la vie intérieure, qui constitue son texte spirituel le plus important, ainsi que d’autres lettres admirables de finesse et de fermeté. Le témoignage donné par l’abbé Dupont en 1852 de sa relation avec François Libermann montre avec quelle admiration elle fut vécue par le jeune séminariste.

En 1843, Eugène Dupont est en relation avec une certaine Mlle Jenny Guillarme qui lui demande des conseils spirituels. Rapidement dépassé par ce cas, il l’adresse au P. Libermann. Selon la tradition, la « Sainte Tunique » tissée par la Vierge Marie et portée par Jésus jusqu’à sa Passion, aurait été conservée dans une châsse à Argenteuil depuis 1156. Lors de la Révolution elle fut découpée en morceaux et distribuée à des fidèles pour éviter sa destruction. Remise ensuite dans sa châsse et portée en procession, elle donna lieu en 1827 à la guérison instantanée d’une jeune fille, Mlle Guillarme, à qui, tout naturellement, le nouveau curé, en 1841, demanda de recoudre ses morceaux.

Cas certes inhabituel que cette laïque miraculée et visionnaire, auquel Libermann fit pourtant face avec une patience et un discernement remarquables. On a reproduit ici de larges extraits de la déposition que fit cette dernière en 1868 pour le procès de béatification de Libermann. Elle y témoigne notamment que ce dernier faisait partie du Tiers Ordre franciscain et s’était tellement appliqué à imiter saint François d’Assise qu’il s’était en quelque sorte « identifié avec lui ».