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Petit traité de la vie intérieure

 Quel singulier parcours de vie que celui de François Libermann, né en 1802 à Saverne en Alsace, juif, fils de rabbin, dont la langue maternelle est le judéo-allemand. Il sera à son décès en 1852 supérieur général des spiritains. Il est considéré comme le second fondateur de cette société missionnaire. Le principe unificateur de la vie de Libermann sera l’oraison conçue comme une relation vivante au Christ, relève le préfacier Paul Coulon, qui présente la vie de Libermann.
 Le Petit traité, qui donne son titre au livre, est en fait un bref écrit d’une dizaine de pages. Quand il traite de l’« État d’une âme intérieure », il la décrit « calme, paisible, saintement réfléchie. Elle jouit d’une grande liberté intérieure. Son action est forte et suave. »
 Le recueil contient aussi cinq lettres à un jeune confrère, dont la première est un petit traité de spiritualité : « Attendez tout de Jésus et de Marie, mais attendez avec paix, avec douceur et amour », écrit-il à Eugène Dupont. Libermann lui rappelle aussi que « la patience tient de la douceur et de la modération intérieure ; elle est un composé des deux. Elle s’acquiert par les contrarié­tés. » Des observations et des conseils qui gardent toute leur actualité.