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Petit Traité de la vie intérieure

 François Libermann (1802-1852), fils d’un rabbin alsacien, est baptisé en 1826 et ordonné en 1841. Il fonde alors la congrégation missionnaire du Saint-Coeur de Marie qui connaît en Afrique un rapide essor et qu’il fusionnera, en 1848, avec la Congrégation du Saint-Esprit, dont il devient le « second fondateur ». Invitant ses missionnaires à se faire nègres avec les nègres, il appelait de ses voeux un épiscopat indigène.
 Les textes ici rassemblés comportent six longues lettres de direction spirituelle qu’il envoya de Rome, entre 1840 et 1844, à un certain Eugène Dupont, séminariste d’Issy, fougueux candidat au martyre dont il tempère l’activisme et duquel il exige la discrétion : « Ne montrez cette longue dissertation à personne ; non seulement je le désire mais je le veux absolument… Réduisez en pratique ce que je vous y dis comme théorie. »
 Une de ces lettres n’est autre que le Petit traité de la vie intérieure (1841), un texte divisé en une douzaine de petits chapitres : les effets de la vie intérieure, ses vertus propres, les obstacles… La doctrine en est saine : tout mérite et toute sainteté résident dans la grâce. En annexe, le portrait des deux correspondants principaux de Fr. Libermann : cet Eugène Dupont et une prénommée Jenny (Guillarme), qui furent gratifiés respectivement de 25 et de 35 lettres. La préface et la postface sont du Père P. Coulon, spiritain.