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Paule de Mulatier, dite
 MARIE DE LA TRINITÉ

Paule dite Marie

Textes rassemblés et adaptés par Gérard Pfister

Collection Les Carnets Spirituels
n°33, ISBN 2845900554

13,5 €
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Le premier Colloque consacré à Marie de la Trinité, au Couvent de la Tourette, en novembre 2003, a été ouvert par la première présentation publique d’une adaptation d’après la vie et l’œuvre de Marie de la Trinité : Paule dite Marie, une femme cachée.  Cette adaptation a été écrite d’après les textes de Marie de la Trinité (en particulier la correspondance avec Mère Saint Jean), mais d’après divers témoignages (Christiane Sanson ; Claire Guichard, sa nièce ; Agnès-Berthe Lamy, sa novice ; le Dr Jacqueline Renaud).

Ce texte est à la fois un résumé de l’essentiel de la vie et de l’œuvre de Marie de la Trinité et un précieux support pour sa découverte en présentation publique (lecture, représentation). Il fera l’objet de représentations dans plusieurs villes de France, et en premier lieu à Paris, à l’Espace Bernanos, les 9 et 10 octobre 2004.

« Depuis que les écrits d’Etty Hillesum ont été révélés au public français, écrit Gérard Pfister, il n’est pas d’adaptation concernant son œuvre que je ne sois allé voir, encouragé en cela par ma cousine, Liliane Hillesum, la plus proche survivante des parents d’Etty. Je venais tout juste de découvrir les manuscrits de Marie de la Trinité, quand il m’a été donné d’assister à la présentation du magnifique spectacle de Bruno Abraham-Kremer, Comme la vie est belle pourtant, d’après le journal et les lettres d’Etty. »  
 
1941-1943 : Etty Hillesum écrit son Journal et « entre sans le savoir en littérature ». 1936-1946 : Marie de la Trinité écrit ses Carnets et entre, bien malgré elle, dans la grande littérature spirituelle.

Etty connaît l’enfer de la déportation, Marie celui de la maladie psychique. Etty se découvre dans le dialogue avec le Dr Julius Spier ; Marie, dans le face-à-face avec Mère Saint Jean.
 Etty, ressent l’irrépressible appel d’un Dieu sans nom ; Marie se sent « écrasée, moulue » par les « paroles » qui lui sont données dans le silence.

Etty vit en révolte permanente avec l’institution, qu’elle ne se sent pourtant pas le droit de quitter ; Marie est d’une intransigeante lucidité sur le monde religieux, mais craint par-dessus tout ses propres faiblesses.

Deux femmes ardentes, libres, énergiques. Deux visages d’une émouvante beauté. Deux natures d’artistes : Etty, poète et écrivain dans l’âme ; Marie, musicienne et peintre. Deux intelligences toujours en éveil : Etty, passionnée par les langues et la psychologie, Marie apprenant l’hébreu puis elle-même psychothérapeute. 

Encouragé par les spectacles consacrés à Etty Hillesum, il a semblé qu’il serait utile de réaliser une présentation de Marie de la Trinité tirée de ses écrits et des témoignages de ceux qui l’ont connue. Il m’est apparu que le dialogue entre Marie de la Trinité et Mère Saint Jean, qui fut sa Supérieure, sa confidente, son amie et sa sœur spirituelle, devait en être le fil conducteur.

On pourra s’étonner du titre de cette adaptation. Cachée, Marie de la Trinité l’a été certes dans ses écrits comme dans sa vie. Elle a été surtout comme cachée à elle-même par la richesse et la complexité mêmes de sa personnalité.

Mais pourquoi : « Paule dite Marie » ? Son prénom est celui de l’Apôtre : il y a chez elle, symbolisée par ce nom de Paul, une forte composante apostolique et missionnaire. Mais il existe également en elle une autre nature, contemplative et toute d’intériorité. Et cette nature aurait pour symbole le nom de Marie qu’elle a choisi pour sien en religion et qui est aussi celui Marie de Saint Jean.