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Nuit de marches et de veilles

Philippe Delarbre est né à Vienne, non sous ses pavés, mais à l’ombre des restes de l’Empire. Il en a rapporté la grandeur du Surhomme et le souffle patriotique et lyrique d’une société à tout jamais oubliée.

Philippe Delarbre, en quelques mots : sciences Po, la mise en scène (avec Chabrol et Jean Marais notamment) et le sens de la marche, d’une marche identique à celle des insurgés, des errants, des soldats et des enfants d’Austerlitz ou de Verdun. Le sens de la tradition, du sacrifice et du devoir, le respect de Dieu et de l’Empereur !

Harangues, ruées, tocsins, os rompus, rêves fracassés,... pour vivre debout. Pour retrouver les valeurs d’avant 1789, pour rendre à la France sa dignité :
  ne plus vouloir 
 être de ceux qui restent
 

Refuser à ce pays un sort de peau de chagrin. Refuser l’érosion. C’est avec une voix tonitruante que nous parle le poète, l’épée à la main. Avec douceur aussi. Et avec une foi sans faille. Nous avons l’impression de suivre les chevaliers teutoniques d’Eisenstein, de revivre la Légende des Siècles, et de nous sentir presque en accord avec le cliquetis des armes. La mise en scène de Ph. Delarbre a réussi son coup :

 Souvenons-nous
 de la grande amitié
 des charges qui plongeaient
 jusqu’aux tréfonds de l’âme.

Mais à l’amitié mâle, nous préférons la fraternité ; à l’état de grâce, une franche poignée de main.