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Notes spirituelles

 En 1921 le Père Raoul Plus faisait publier, sous le nom de Consummata, des Notes spirituelles qui allaient rapidement être connues et appréciées, largement réédités et traduites en de nombreuses langues. En effet, ces courtes réflexions – dont certaines tiennent presque de la sentence – figurent parmi les quelques volumes qu’Edith Stein emporta avec elle lorsqu’elle se rendit au carmel d’Echt ; et le cardinal Hans Urs von Balthasar s’y réfère à de nombreuses reprises dans son ouvrage posthume Grains de blé.  

L’auteur de ces pages ? Une jeune fille morte à 28 ans, Marie-Antoinette de Geuser (1889-1918) qui avait toujours eu le désir d’entrer au Carmel mais, à cause d’une santé plus que chancelante, en avait été empêchée. Ces notes, à la fois simples et profondes, sont certes datées et tributaires d’une spiritualité doloriste ; outre cependant qu’elles constituent un témoignage, elles contiennent de fort belles choses comme cette petite phrase écrite en 1913 : « Dans la Miséricorde Infinie du Père, les péchés du prodigue ne disparaissent-ils pas comme ceux de son frère ? »