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Notes

 Ce petit ouvrage, entièrement réalisé par Raymond Depardon, photographe de l’agence Magnum, est un journal de voyage. Il commence à Beyrouth Est, un jour de novembre 1978. L’auteur exprime son envie de revenir à Paris, de fuir cette violence ; il s’adresse à une femme aimée, raconte les chambres d’hôtels minables, sa solitude...
 Qu’elle est loin l’image du reporter qui traverse, intrépide, tous les dangers ! Celui que nous découvrons ici lit « Le journal d’un homme trompé » de Drieu La Rochelle dans une ville en guerre ; il a peur, il a froid, il hésite : « J’ai raté une photo aujourd’hui, dit-il, je n’ai pas osé. Avec toutes les femmes en noir autour du phalangiste mort la veille ». Nous le suivons à Karachi, en Afghanistan...
 Ses phrases, courtes, sans fio¬ritures, ponctuées comme des télégrammes sont incisives. Ses images ne cherchent pas l’effet ; elles accompagnent le récit comme un contrepoint. Quelle que soit la qualité des photos, on reste fasciné par le texte.