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Méditations sur le devenir de la planète

 Après une carrière dans le journalisme cinématographique, Jean Bastaire, né en 1927 dans le Puy-de-Dôme, collabore pendant près de trente ans avec la revue Esprit et rédige parallèlement plusieurs ouvrages sur l’œuvre de Charles Péguy. Passionné d’écologie chrétienne, il consacre avec son épouse Hélène (décédée en 1992) plusieurs ouvrages au thème du christianisme engagé dans la sauvegarde de la planète.
 Pâque de l’univers
résume en une trentaine d’aphorismes une méditation que l’on pourrait qualifier « d’active ». À quoi bon « un univers vain, une création qui ne servirait à rien, telle une bévue géante qu ’il s’agirait de résorber en s’excusant d’y avoir cru ? ».
 Les textes sont courts et rassemblés autour de thèmes chers à l’auteur, l’éradication du mal et de la mort, la présence du divin dans l’univers ou la nécessité de protéger le monde d’une déprédation accélérée. Nous devons « ici-bas préparer le ciel comme on dispose un sol au printemps afin d’y faire germer le grain » car « Toute œuvre bonne prend date sans retard dans l’éternité ».
 Pour Jean Bastaire, il existe une réciprocité entre le ciel et la terre. Le mal que nous faisons à l’univers se répercute au ciel : « Rien ne peut effacer la trace que notre existence a marquée sur l’éternel, l’empreinte que la terre a imprimée sur le ciel ».
 De son côté, le cardinal Barbarin, admirateur de l’œuvre de Jean Bastaire estime qu’à travers ses publications, il « aide la conscience chrétienne à se réveiller sur la question de la création ». Si le salut de l’âme est au cœur de la foi chrétienne, pourquoi ne pas songer aussi à celui du monde dans lequel nous vivons ? Jean Bastaire creuse à sa manière un sillon dans ce sens.