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Margherita Guidacci

 Le retable d’Issenheim, un cauchemar ? Ou l’image dans l’image, ou en filigrane dans l’image les
 axes cartésiens
 de la vie et de la mort.
 Un pan de mur offert au regard, des images insoutenables : les fragments enfin réunis des convois d’insurgés, de pestiférés, de marcheurs qui sans cesse traversent les forêts de ce monde. Les forêts de la fièvre. – Dans les textes de Margherita Guidacci, comme dans le retable, il n’est question que de nous. De nous poètes, insoumis et libertaires. Ce que montre le peintre n’est rien d’autre que le cortège des pénitents et des humbles. Des prélats et des maîtres. Mais ce qu’il laisse deviner, c’est la révolte, la subversion, l’insoumission : un clin d’oeil à Luther, un sourire à Cranach.
 pour armes non plus becs, crocs et griffes
 mais bombes, gaz, électrodes ; pour ultime horizon 
 non plus la nuit profonde où descendent
 les démons et les fauves
 mais un grand soleil de mort sur le monde écartelé.