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Les Odes

 John Keats est né en Angleterre à la toute fin du 18° siècle. Il s’éteindra vingt-six ans plus tard, vaincu par une tuberculose qui avait déjà taillé court dans son arbre généalogique. Keats qui fut presque sans influence, était décrié voire méprisé de son vivant. On dit de lui qu’il vulgarisa la langue poétique et Byron ne fut pas le plus tendre avec lui.
 Romantique mais au « je » effacé sous le rayonnement de ce que sa langue célèbre, il annonce selon Alain Suied, traducteur et préfacier de l’ouvrage, « la désincarnation moderne ».  Le livre est composé de quatre parties : Les Odes, Autres poèmes (parmi lesquels un très intéressant poème intitulé Où est le poète ?), La Belle Dame sans merci et La Vigile de Saint-Agnès, deux poèmes narratifs, dont le second, au moins, garde quelque chose d’admirable quand bien même le temps aurait pour certains lecteurs, creusé depuis deux siècles un sillon rédhibitoire.