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Les Eaux profondes

  « Rien, dans le monde, la vie, ne résiste au regard aveugle qui s’est posé, ne fût-ce qu’une fois, sur l’invisible. »
 Les eaux profondes, à l’image du temps qui passe et s’écoule, sans que nous puissions le capturer. Nous le regardons passer, tentant vainement, souvent, de le saisir et le retenir. Un phénomène que nous ne pouvons contrôler mais dont nous avons conscience, alors à défaut d’un pouvoir physique, pourquoi ne pas tenter l’apprivoisement par les mots.
 Cinquième volume d’une série dénommée « Opus incertum », Les Eaux profondes plonge dans les eaux de l’âme et de la mémoire.
 En égrénant les mois, Roger Munier conte ces histoires du temps qui passe, autant de réflexions sur ce quotidien invisible qui compose notre existence. Les mots s’esquissent, la trame se découvre en filigrane et c’est une poésie, douce, apaisante, qui s’empare rapidement du lecteur pour lui montrer le chemin vers une certaine forme de sérénité. Il existe au fil des pages un éloge tacite de la contemplation qui laisse admiratif tant la simplicité devient exceptionnelle et tant le temps se veut désormais palpable. Mais avons-nous encore envie de le saisir ? Pas si sûr... il est si bon de le regarder filer sous la plume de Roger Munier !
 Un gros coup de cœur pour ces lignes, ces mots magiques.