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Les Douze Degrés du silence

 Voici une merveilleuse occasion de découvrir une grande mystique du XIX° siècle. Outre la substantielle préface dont le texte (Un vase d’élection de la sagesse divine. Sœur Marie-Aimée de Jésus) date de 1939, le présent recueil contient trois opuscules hors commerce, une retraite d’après La Montée du Carmel et un poème.
 Edith Stein trace un portrait émouvant de Dorothée Quoniam "qui reçut au carmel le nom de Marie-Aimée de Jésus" et se distingua. elle qui n’avait pas de formation spéciale, en rédigeant, sous l’action de l’Esprit Saint, une réfutation de la Vie de Jésus de Renan qui impressionna ses supérieurs et son directeur spirituel.
 Le premier texte, Les Douze Degrés, fait songer aux Echelles de l’humilité, et pas seulement par sa structure ; affirmant au début que "la vie intérieure pourrait consister dans ce seul mot : silence !" Il nous fait gravir tous les degrés du silence ainsi compris depuis "parler peu aux créatures et beaucoup à Dieu" jusque "Silence avec Dieu" qui est "le silence de l’éternité, l’union de l’âme avec Dieu".
 Les autres textes sont de la même veine. Ils sont à la fois simples et sublimes. Citons en guise de conclusion cette belle phrase, extraite d’un dialogue entre l’âme et le Seigneur, et qui résume tout : "et moi je suis semblable à ce petit grain de sable, qui attend sur le rivage le flot qui doit l’entraîner dans l’océan."