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Le Thrésor des Prières

 Jean de Ferrières, Parisien comme Bérulle, mais de la génération précédente, puisqu’il était curé de Saint-Nicolas-des-Champs à l’époque de la Ligue, composait lui aussi des prières, mais pour la dévotion privée ou para-liturgique.
 On pourrait dire en lisant Le Thrésor des Prières que Jean de Ferrières était en avance sur son temps lorsqu’il composait une sorte de « prière universelle » pour les dimanches (peut-être la prononçait-il lors des « prières du prône », avant le sermon). Elle sonnerait cependant étrangement dans les modernes eucharisties : « Nous te prions donc, Père céleste, pour tous Princes et Seigneurs tes serviteurs, auxquels tu as commis le régime de ta justice [...] ; veuille délivrer toutes tes Eglises de la gueule des loups ravissants et de tous mercenaires [...] ; que tous ceux qui sont étrangers de sa connaissance [de Jésus-Christ] soient réduits à la voie droite de salut [...] ; singulièrement, nous te recommandons tous nos pauvres frères qui sont épars sous la tyrannie de l’Antéchrist ; etc. »