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Paule de Mulatier, dite
 MARIE DE LA TRINITÉ

Le Silence de Joseph

Extraits des Carnets, suivis d’un essai sur saint Joseph

Textes présentés par le P. Dominique Sterckx, o.c.d.

Collection Carnets Spirituels n°57, ISBN 9782845901087

16 €
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 La découverte des textes de Marie de la Trinité à travers les trois premiers ouvrages publiés par les Éditions Arfuyen – Le Petit Livre des Grâces, de Marie de la Trinité (mai 2002), « Consens à n’être rien » (septembre 2002), puis « Entre dans ma Gloire » (mars 2003) – a constitué un événement majeur. En même temps que ce troisième ouvrage paraissait aux Éditions du Cerf la biographie de Marie de la Trinité par Christiane Sanson (mars 2003).
 Sont venus ensuite aux Éditions Arfuyen trois autres livres : De l’angoisse à la paix (novembre 2003), Paule dite Marie, une femme cachée (septembre 2004), « Je te veux auprès de Moi » (janvier 2005) qui ont révélé d’autres facettes d’une œuvre et d’une personnalité spirituelles de première grandeur.
 Composé d’un bref essai de Marie de la Trinité intitulé Saint Joseph et de textes extraits des Carnets, ce septième volume aux Éditions Arfuyen, introduit par une éclairante préface du P. Dominique Sterckx, carme déchaux, fait découvrir à travers la figure de saint Joseph le cœur même de la spiritualité de Marie de la Trinité. S’interroger sur le sens de la relation très privilégiée qu’a entretenue toute sa vie Marie de la Trinité avec la figure de saint Joseph, c’est, en effet, entrer directement dans le secret le plus intime de la religieuse. Saint protecteur du Carmel auquel la jeune Paule de Mulatier s’était à l’origine destinée, maître d’humilité et de contemplation, saint Joseph, ne cessera jamais de l’accompagner.
 Le 23 août 1941, deux mois après la dernière des cinq grandes Grâces (14-15 juin 1941), c’est vers saint Joseph que se tourne Marie de la Trinité dans ses Carnets : « Je pense au silence de saint Joseph : qu’il daigne m’en envelopper complètement, c’est comme une condition pour que la grâce ‘‘croisse et se fortifie’’ en moi (Lc 2, 40). » Et, deux mois plus tard, le 13 octobre 1942, la ressemblance de sa vocation avec celle de Joseph s’impose à elle avec une évidence plus forte que jamais : « À l’examen, vers saint Joseph : certitude de la conformité de ma vocation avec la sienne (à ma très pauvre place), dans la Congrégation, en vue de l’église. Paix. »
 Alors qu’elle sent déjà s’approcher cette « épreuve de Job » qui, durant dix ans, la plongera dans une nuit profonde, c’est à saint Joseph qu’elle consacre l’article qu’elle publie dans la Vie spirituelle, en mars 1946, et qui demeure le seul essai de ce genre qu’elle écrira. Sa méditation se conclut par ces mots : « La meilleure préparation à la maternité spirituelle (qui est maternité divine), et sa meilleure protection, n’est-elle pas de se confier comme Jésus et Marie à saint Joseph, à sa grâce personnelle, à son silence d’adoration, d’obéissance, d’humilité, et à son cœur de Père ? »
 Le 9 novembre 1979, Marie de la Trinité se prépare à entrer au centre anticancéreux de Dijon pour y être opérée. Dans une lettre écrite à sa sœur, elle lui parle pour la première fois de ses Carnets. « Lors de ma Pâque, écrit-elle, peut-être que tout sera brûlé. » Et, une dernière fois, c’est à Joseph encore qu’elle confie son œuvre : « Je confie tout au Seigneur et à saint Joseph qui veilla ‘‘sur l’enfant et sa mère’’. J’aime d’autant plus saint Joseph qu’aucune parole de lui ne nous a été transmise. Il devait vivre dans une très profonde solitude avec Dieu. »