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Le repos inconnu

 Dans une préface de six pages, Max de Carvalho explique comment il a découvert les poèmes de Sœur Catherine-Marie de la Trinité et comment, à la suite d’une rencontre avec cette moniale
dominicaine de Prouilhe, un premier recueil de poèmes, le Mendiant d’infini, a été constitué et édité, en 2003, aux Éditions L’Arrière-Pays. 
 Le repos inconnu reprend les textes qui figuraient dans le précédent recueil, épuisé ; d’autres ont été ajoutés et l’ensemble a été révisé et refondu. Une brève biographie, à la fin du livre, nous apprend que Sœur Catherine-Marie, l’auteur de ces brefs poèmes – parfois presque en forme de Haïku –, apparentée à Francis Jammes et à Saint-Exupéry, est entrée en 1948 à Prouilhe, où elle vit toujours en 2012 et où elle continue à mettre silencieusement la musique des mots au service de la prière.
 Pour rendre compte du contenu de ce livre, qui use généreusement du blanc : une page, un poème si bref soit-il – cinq mots pour tel d’entre eux –, il conviendrait de savoir tisser des mots « simples / comme l’eau » (p. 25), ainsi que le fait Sœur Catherine-Marie qui « marche vers le repos de Dieu » (p. 111), et nous le dit avec des expressions d’une grande sobriété, sous lesquelles nous devinons des psaumes, le Cantique des cantiques ou de courtes phrases des Pères de l’Église. La couverture du livre représente l’abbaye cistercienne de Pairis, dans les Vosges.