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Le Petit Livre des Conseils

Risâlet ül-nüshiyye

Traduit du turc et présenté par le P. André Duchemin, c.m. Préface du P. Yves Danjou, c.m.

Collection Carnets Spirituels n°48, ISBN 284590083X

14 €
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 Le Petit Livre des Conseils, traduit par le Père André Duchemin (1905-1995), lazariste, est ici publié pour la première fois en volume. Bel exemple des possibilités de dialogue entre l’islam le plus profond et la tradition chrétienne. C’est en quoi la figure du P. Duchemin et son travail nous semblent aujourd’hui exemplaire.
 « Le credo d’amour, écrit le P. Duchemin en préface à sa traduction, a bien souvent rendu suspects d’hérésie ces Saints de l’Islam qui, dans les transports de l’extase, eurent des paroles imprudentes qu’ils durent parfois payer de leur vie. Yunus, toute sa vie, fut des plus humbles : ‘‘Je ne veux être que la terre où les saints posent leurs pieds.’’ Et il fut amoureux. Toute sa vie peut se résumer en ces deux mots : ‘‘Aimons, soyons aimés’’. » En quelques mots, le P. Duchemin résume ici pourquoi, enseignant lazariste au collège Saint-Benoît à Istanbul, il consacra une partie de sa vie à traduire ce Petit Livre des Conseils.
 Le P. Yves Danjou, lazariste, qui fut à Istanbul avec lui, nous présente cette personnalité attachante en termes pittoresques : « Né à Paris en 1905, il avait vu son père partir en 1914 pour la bataille des Dardanelles avant de mourir à Thessalonique, emporté par une épidémie de choléra. (…) Il s’était pris d’amitié avec Madjit Bey, dentiste de son métier. (…) Ils se tournèrent vers un auteur capable de répondre à leur réflexion commune sur la destinée humaine. Les deux amis se retrouvaient régulièrement le soir pour étudier librement cet auteur, Madjit Bey mettant à profit sa connaissance du turc ottoman et M. Duchemin sa maîtrise de la langue française. (…) 
 « La connaissance de ce maître soufi a certainement exercé une influence sur la personnalité de M. Duchemin. D’une humeur toujours égale, il regardait les hommes d’un sourire un peu figé et observait d’un œil détaché les événements dont il percevait la relative inconsistance.
‘‘M. Duchemin est toujours M. Duchemin !’’, disait-on. 
 « Frappé par l’âge, il se retira en France auprès d’une communauté de religieuses dont il assura l’aumônerie pendant plusieurs années. Celles-ci se souviennent encore de ses homélies enflammées dont le sujet était le plus souvent l’Esprit Saint. Il mourut paisiblement à Paris en 1995, pouvant dire avec Yunus Emre :
‘’Le chemin qui mène au Vrai se trouve au dedans du cœur.’’ »