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Le Petit livre de la vie intérieure

 François Libermann fait partie de ses juifs pratiquants, tel le cé­lèbre chevalier Drach, dont les conversions firent grand bruit dans le XIXe siècle. Alors qu’il se dirigeait vers le sacerdoce, des ennuis de santé (épilepsie) l’en empêchèrent pendant plus de dix ans. Mal­gré cet état de fait, considéré par les Sulpiciens comme un modèle sur le plan spirituel, il fut admis comme directeur spirituel de nombreux séminaristes.
   À première vue, le titre de l’ouvrage semble peu exact. En effet, le texte de Libermann appelé « Petit traité de vie intérieure » se trouve imprimé sur dix-sept pages seulement. La plus grande partie, soit un peu plus de 80 pages, est consti­tué par six lettres qu’il a écrit à un jeune séminariste, Eugène Dupont, qui deviendra prêtre.
 C’est ce jeune homme qui, ayant envoyé à Libermann un ensemble de maximes pour la vie intérieure, reçut en retour le « Petit traité de vie intérieure ». Et finalement, ces lettres constituent une excellente applica­tion concrète, par Libermann lui-même, de son traité de vie intérieure. Elles corrigent judicieusement ce que le traité peut avoir d’un peu théorique en l’incarnant dans cette direction spirituelle.