Arfuyen sur Twitter
  • Littérature
  • Spiritualité
  • Sciences humaines

"Le Maggid de Mezeritch", par Catherine Chalier

Le P. Lucien-Jean Bord, moine à l’abbaye Saint-Martin de Ligugé, donne dans l’excellente Lettre de Ligugé une lecture du récent livre de Catherine Chalier, Aux sources du hassidisme, le Maggid de Mezeritch (Arfuyen, 2014) : « Hassid, l’amant ; telle est la traduction la plus fidèle de ce mot difficile formé sur le verbe hébreu aimer. Oui, vraiment, celui qui entretient une relation avec Dieu bien au-delà du dicible.

« Il existe certes bien des ouvrages traitant du hassidisme, y compris des présentations au grand public, mais la plupart en restent à la surface car cette mystique ne se livre pas facilement. Pour approcher ce "mouvement" (dans tous les sens du terme) capable de saisir l’être dans son entier, corps et âme, il faut revenir aux textes fondateurs, à ceux du Rabbi Dov Baer (c. 1700/1710 -1772), surnommé le Maggid, ami du Baal Shem Tov. Et, grâce à la présentation que fait Catherine Chalier d’un florilège des écrits du Maggid, l’essence même de ceux-ci deviennent abordables à un large public.

« Contrairement à ce que pourrait laisser supposer une approche un peu trop superficielle, et si le hassidisme est une ascèse, ce n’est pas une ascèse triste mais bien un chemin de renoncement par la joie, un chemin toujours plus joyeux qui veut ramener toute la création vers la Shekhina, la "présence" divine. La forte introduction (65 p.) permet d’aborder ensuite les textes ou l’on trouve des "perles de lumière" comme ce : "... dans le monde aussi, il faut éprouver aussi le plaisir du jardin d’Eden, c’est-à-dire de l’arbre de vie, de la sève de vie" » (p. 104) (L.-J. B.)