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Le Hameau de s roseaux

 "Le poète est l’étranger qui va parmi les sources limpides."
 
Né en 1912 au sein d’une vieille famille catholique du Centre-Annam, Han Mac Tu, de son vrai nom N’Guyen Trong Tri, a suivi le long de la côte d’Annam les successives mutations d’un père, fonctionnaire des douanes. Dès l’âge de quinze ans il écrit ses premiers poèmes. À vingt ans il entre au service du cadastre, ce qui lui laisse beaucoup de temps libre. En 1935 il quitte son poste et tente sa chance comme journaliste à Saigon. Sans grand succès. En 1936, alors qu’il est revenu au pays natal, apparaissent les premiers signes de la terrible maladie, la lèpre. dont il mourra six ans plus tard à la léproserie de Qui Hoa, épuisé mais paisible, soutenu par sa foi et par la sollicitude des religieuses auxquelles il a dédié, de ses mains déformées, son dernier poème.
 Le hameau des roseaux est un ouvrage bilingue de soixante poèmes choisis et traduits avec beaucoup de bonheur par Hélène Peras et Vu Thi Bich. C’est un résumé équilibré et pathétique de l’oeuvre d’un poète dont la courte vie a été entièrement consacrée à la poésie. Les premiers écrits d’Han MacTu empruntent une forme classique, le « Duong Luat ». À partir de 1936, il se rapproche de la « Nouvelle Poésie » (Tho Moi) dont les contraintes sont moins strictes et où le lyrisme amoureux et platonique du poète s’épanche plus librement. Ses derniers poèmes sont le chant d’adieu d’une existence brisée mais où vibre l’espérance. « Je veux me baigner dans l’Océan de lumière et d’Amour divin. »
 L’ouvrage est suivi de notes complémentaires d’un grand intérêt et d’éléments de biographie.