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Le Chrétien intérieur

 Jean de Bernières (1602-1659) fut le second supérieur de la Compagnie du Saint-Sacrement de Caen et, tertiaire franciscain, il ne renonça jamais à son engagement dans le monde. Consignant avec bonheur vie d’oraison et pratique intense de la charité il fut de ceux qui s’associèrent au projet de Marie de l’Incarnation d’aller évangéliser les indiens du Canada. 
 Le Chrétien intérieur n’est pas un ouvrage rédigé sur un plan préétabli mais fut, en fait, composé par ses amis, après sa mort, à partir de l’imposante correspondance qu’il avait entretenue avec ses nombreux dirigés. Il n’en est pas moins l’expression fidèle de la pensée de ce disciple du franciscain Jean-Chrysostome de Saint-Lô et constitue, plus qu’un traité, un véritable plaidoyer — souvent passionné — en faveur de l’oraison qui fut toute sa vie : « Quand j’envisage Dieu dedans l’oraison, ou une de ses perfections, ou Jésus, ou l’une de ses dispositions, ou quelqu’une de ses maximes, il me semble que tous ces objets sont pleins d’une lumière particulière qui sert beaucoup à l’âme pour découvrir leur excellence. » (p. 88).
 Une telle vérité n’appartient pas plus à l’École française de spiritualité du XVII° siècle qu’à toute autre ; elle est d’aussi longtemps que l’homme s’interrogeant sur le divin et perdura tant qu’il le fera.