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La Transparence

 La poésie de Pfister est un accompagnement à sa recherche spirituelle. Même s’il est surtout proche des méthodes de la méditation, il a quelque chose de la démarche de Péguy, par la progression lente et les reprises. C’est la veine de la poésie verticale à la Juarroz. L’unité est le couplet, chaque couplet est formé d’une unité de souffle, rarement plus de quatre syllabes, soit ce qui peut se dire (se penser) au rythme d’une marche, – en montagne par exemple, qui requiert de ménager le souffle. Impression d’ascension circulaire autour de thèmes, d’air qui circule -– la page est peu occupée de signes, ça a l’air innocent, mais compte chez un poète dont le chemin spirituel est l’intériorisation du réel (la fleur, le fruit, la source), même si ce réel est si intériorisé qu’il en devient abstrait. Des réussites : « Ce qui / se connaît // comme néant / n’est rien // et pourtant / pourtant // se connaît ».