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Jean MAMBRINO

La Pénombre de l’or

Collection Les Cahiers d'Arfuyen
n° 136, ISBN 2-845-90012-0

11,5 €

La Pénombre de l’or est le deuxième recueil de Jean Mambrino que publient les Editions Arfuyen après L’Hespérie, pays du soir (septembre 2000). Ce nouveau recueil confirme la place essentielle de Mambrino dans la littérature spirituelle de notre temps, trop occultée par l’éclatant talent du critique littéraire et du chroniqueur de théâtre et de cinéma de la revue Études.

« Le poète écoute et reçoit des appels de toutes parts, du dehors comme du dedans. Il accueille en façonnant, et se façonne en acceptant ce qui le métamorphose. (…) Il n’écrit pas sans cesse des poèmes, bien qu’il vive en Poésie. Il cherche, médite, attend, traduit l’existence, l’expérience de ceux qui l’entourent, (aujourd’hui comme il y a mille années), ses rencontres, ses lectures, tout ce que lui passent les amis inconnus dont il recueille les confidences et les messages. Pour les transformer en sa propre substance. » C’est ainsi que s’ouvrait son précédent recueil, L’Hespérie, pays du soir.

Pas de poésie plus intérieure, en effet, que celle de Mambrino, fondée sur l’expérience spirituelle la plus haute et la plus fervente. Mais aussi pas de poésie plus ouverte sur les mille visages du monde et ses métamorphoses.

Le propos de ce nouveau recueil s’inscrit dans cette tension entre l’aspiration à la source et l’exaltation du monde : « Si tout le rayonnement du monde sort de la nuit, cet or des créatures prend sa source dans l’ombre, d’où émane pourtant une mystérieuse lueur. Mais les moindres miettes de vie ne subsistent que dans un clair-obscur, tournées vers ce soleil qui les aveugle en même temps qu’il les attire. »

La signification du titre est donc double, marquée à la fois de la nostalgie de l’Unique et par le sentiment obscur de la perfection de toutes choses  : « La peine ombre de l’or, murmure ainsi la polysémie des mots du poème, conduisant le poète, même à son insu, vers la paix nombre de l’or, dont le Chiffre réconcilie toutes les contradictions. »

C’est de l’un à l’autre de ces deux pôles que s’établit le parcours de ce recueil, dont la construction rigoureuse fait écho à l’élégance tendue de chacun des poèmes.