Arfuyen sur Twitter
  • Littérature
  • Spiritualité
  • Sciences humaines

La passion habitée

L’assurance de se savoir mortel pousse à d’urgents dénuements, à d’immédiates intensités et d’indicibles bonheurs. Ainsi, l’urgence d’être et de dire de Gérard Pfister, poète et éditeur par passion, se manifeste en acte de foi et en une jubilante qualité de présence au monde.

Les éditions Le Nouvel Athanor consacrent à ce quêteur de Dieu (« peut-être même de l’absence de dieu » ?), dans la collection Poètes trop effacés, une éclairante monographie et un florilège qui couvre « plusieurs décennies de passion poétique habitée de “Tant de lumière / Jaillie d’un seul point / Plus vaste que le ciel” (in Le Tout Proche) ».

Ainsi que le rappelle Jean-Luc Maxence : « II y a chez ce créateur, me semble-t-il, une sorte de mise en croix perpétuelle de l’aveu intime et du désir impérieux de n être jamais détaché de ses frères humains les plus proches. Il y a de surcroît un perpétuel souci de n’être jamais, au grand jamais, déconnecté du Réel immédiat de notre société malade, comme nous tous qui en formons l’âme collective ».
 Ce qui
 Se connaît

 Comme néant
 Est pure

 Transparence,
 Pure présence,

 Ici ne manque
 Rien,
 
 Et tout
 A été perdu

 (in La Transparence, Arfuyen, 2005)
Une poésie à habiter comme une accueillante demeure de famille – ou une goutte d’absolu qui perle sur le miroir inassouvi des jours.(Danny-Marc et Jean-Luc Maxence : Gérard Pfister (anthologie de poèmes de 1975 à 2009), éditions Le Nouvel Athanor.