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La nuit défiée

 C’était un cloaque de boue et de sang, c’était un temps grillagé. Et pourtant, dans cette nuit, des mots ouverts paraissaient. Une promesse, fût-elle à peine audible, se levait.
 Dans les marges de la guerre, Wolfgang Borchert (1921-1947) consacrait les ultimes forces de sa vie à témoigner, encore. « Nous sommes génération sans adieu, mais nous savons que toutes les arrivées nous appartiennent. »
 
Dans l’espoir et le courage exhumés, voici la Lettre de Russie et autres poèmes (Arfuyen, Paris,1990) que traduit et postface Jean-Pierre Vallotton. Une « poésie de l’insoutenable » : « Une fois de plus la femme bleu sombre passe » et c’est un peu de nuit, étanchée.