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La Lumière de la terre

 Alfred Kern fut un romancier célèbre dans la France de l’après-guerre, publié avec succès et estime chez Gallimard et Minuit. Après Le Viol, en 1964, il abandonna le roman pour se consacrer à la seule écriture poétique (et à la photographie), en restant attaché à sa terre alsacienne. Les poèmes La Lumière de la terre ne sont pas écrits en dialecte mais directement en allemand, la langue maternelle comme le rappelle la note finale de l’ouvrage. Ces textes sont d’une simplicité trompeuse. Ils témoignent d’abord de la dimension matérielle des choses, de l’importance octroyée aux lumières, à la présence de la nature. Ensuite, à partir de cet aspect presque charnel, ils expriment un mouvement allégorique, voire spirituel, qui sert de fil directeur au questionnement poétique de l’auteur pour lequel il importait de rester en permanence à l’écoute de ce qu’un poème nomme « la douce précaution d’une parole ».