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La Filiation de Dieu

  « Redécouvert ces dernières années, Nicolas de Cues (1401-1464) est encore peu connu comme théologien », pour reprendre les mots de la préface. Ayant fréquenté aux Pays Bas les Frères de la vie commune fondés par Gérard Groote, il avait découvert dès sa jeunesse les mystiques rhéno-flamands, et il a laissé une œuvre abondante, tant philosophique que théologique. Il avait déjà joué un rôle important dans de multiples missions lorsqu’il fut élevé au cardinalat en 1448 par le pape Nicolas V.
 Fort bien traduit, le petit traité ici présenté fut adressé le 27 juillet 1445 par Nicolas à son ami et « confrère vénéré » Konrad de Wartberg, auquel il s’adresse à la deuxième personne : « Tu sembles désirer que je te guide … là où tu peux voir ce qu’est cette inexprimable joie de la filiation. » Il développe le thème eckhartien de la naissance de Dieu dans l’âme. Influencé également par les Pères grecs il précise dès le chapitre 1er : « J’estime que la filiation de Dieu n’est pas à penser autrement que la divinisation que les Grecs nomment Théosis. » Pour expliquer sa pensée, il a recours à la métaphore du miroir, puis il commente le Un « principe de toutes choses » mais il a bien conscience que rien ne nomme l’indicible Dieu et qu’on peut seulement exprimer « le Dieu indicible lui-même, sous divers modes intellectuels ».