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Marie-Antoinette de  GEUSER
(« Consummata »)

« L’Amour simplifie tout »

Lettres à une carmélite

SORTIE EN LIBRAIRIE LE 3 MAI 2018
Préface de Didier-Marie Golay

Collection « Les Carnets spirituels »
n° 101, 160 pages, ISBN 978-2-845-90270-1

15 €

Les Éditions Arfuyen ont publié en 2011 dans la collection « Les Carnets spirituels » (n° 79) les Notes spirituelles de Marie-Antoinette de Geuser avec une préface de Didier-Marie Golay, carme déchaux, spécialiste et éditeur des magnifiques livres-albums Thérèse de Lisieux et Élisabeth de la Trinité.

Au même titre que ces dernières, Marie-Antoinette de Geuser est une des grandes figures de la spiritualité du Carmel au début du XXe siècle. Découverte en 1921 par les Notes spirituelles et en 1930 par les Lettres à une carmélite, elle a été depuis largement oubliée.

Admirée par Edith Stein, Urs von Balthasar et Gustave Thibon, elle a la particularité d’être restée dans le monde : « L’action, écrit-elle, est aussi belle et aussi douce que la contemplation. Elles ne sont, toutes deux, que le retentissement de la Vie et de l’Activité de Dieu en son royaume de grâce. »

En février 1910, le Carmel du Havre refuse à Marie-Antoinette de Geuser l’entrée au postulat en raison de sa santé trop fragile. Qu’importe, la jeune fille écrit à la prieure du Carmel de Pontoise, Marie-Thérèse du Sacré-Cœur : « Je viens vous demander si je peux espérer être reçue un jour à Pontoise. » En mai 1911, elle reçoit son nom de carmélite : Marie de la Trinité. Son entrée au postulat est prévue pour l’automne 1911, mais reportée du fait de l’état de santé de sa mère.

La jeune fille le pressent, ce report sera définitif. Ne pouvant vivre dans le cloître du Carmel, elle en vit l’esprit. Depuis son « Carmel du Divin Bon Plaisir », elle poursuit jusqu’à sa mort sa correspondance avec la prieure, confidente privilégiée d’une vie spirituelle d’une exceptionnelle intensité.

En 1930, cette dernière publie cette correspondance, bientôt traduite en allemand et préfacée par Gertrud von Le Fort (l’inspiratrice du fameux Dialogue des Carmélites). Edith Stein écrit alors : « L’âme perçoit une indicible et sainte fascination à la lecture de ces lettres. »

Ce qui fait l’extraordinaire de ces lettres, c’est le témoignage qu’elles donnent de l’union à Dieu dans la simplicité du quotidien, nous rendant ainsi accessible la « mystique » – c’est-à-dire la vie divine en nous – accessible. Elles manifestent que vivre cette union est possible au milieu du monde.