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L’Aile pourpre

 "L’essence de son être consiste en l’expansion, en la fulguration sans limites, en l’irréfrénable lumière de la joie."
 
Tout est symbole dans la poésie de Nicolas Dieterlé (postfacée par Régis Altmayer) : les pensées sont des harpies mais il y a aussi les chiens de l’anxiété, l’eau ingénue de la joie, les orties de la souffrance, l’écume de la satiété. Dans la proximité d’Héraclite (et de sa loi des contraires), à mi-chemin de la poésie et de la philosophie, le poète nous distille ses récits en prose avec alternance de poèmes. Les montagnes, quant à elles, possèdent une double signification : elles sont matérielles mais aussi spirituelles – de hautes présences éblouissantes. Elles constituent, dans leur essence même, une correspondance avec l’espace intérieur du poète : Oui, sa seule loi est d’aller vers cette beauté dont l’éclat poigne le coeur et qui est le centre, la cime et le fond du Pays clos et infini. Le silence et la lumière constituent les deux vecteurs de l’enchantement du monde, sa profusion joyeuse. Le monde s’apparente à l’âme. Il suffit d’en traverser les apparences : Le monde est un miroir, un miroir de l’âme. Mais justement, il faut traverser le miroir, sinon on ne connaît que des reflets."
 
Tout contribue dans ce pays de l’éclairement – si cher à Charles Duits – à l’élévation du chant du poète : Le poète, un tour de supplice monte en lui, qui, au sommet se révèle chant. Sa crucifixion est nécessaire à l’éclat de sa voix.