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L’Abîme blanc

 (…) L’admirable chant que signe Jean Mambrino avec L’Abîme blanc, chez Arfuyen, nous entraîne en des terres analogues, où le regard d’un vieil homme ne cesse de scruter les moindre frémissements de cette vie encore offerte. Un long poème de soixante-dix pages, dont chaque laisse se lit tel un examen de conscience vers la clarté, la lucidité, la gouvernance de soi, au moment où l’obscurité va faire place à cette blancheur d’une aube sans fin. D’une page à l’autre, le lecteur est pris par ce doux phrasé, murmure d’une langue à son apogée – musicale, aérienne, envoûtante – tel un leitmotiv grâce auquel nous passons en revue l’univers et notre existence, l’enfance aussi bien que la maturité, avant que le blanc de l’abîme ne nous accueille en son sein...
 tu as découvert en chemin que l’éphémère est le plus sûr, (...)
 que le passage était ta demeure, semblable au vol de
 l’oiseau-migrateur qui habile la piste du vent, et le dépassement
 ton seul désir
 Ainsi nous guident et nous accompagnent Pär Lagerkvist et Jean Mambrino, purs poètes qui jamais ne se contentent de l’agencement des mots à travers l’écriture, mais s’avancent en leurs livres tels des maîtres de vie et de pensée.