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Michel JOURDAN

(1947)

 Michel Jourdan est né à Marseille en 1947. Marqué, enfant, par les calanques de la Côte bleue, il a entendu dès l’âge de 15 ans l’appel de la vie sauvage.
 En 1967, il voyage à travers l’Europe, aux Etats-Unis et en Grèce. Après un voyage en Inde et au Népal (à Katmandou) en juillet et août 1969, il décide de quitter la ville en 1971 pour une parcelle du Luberon où il vivra jusqu’en 1973.
 En avril 1973, il s’établit en Haut-Ariège, dans une grange dans la montagne, sans électricité ni voiture. Après une année en Corse en 1989, où se font ses premières expériences de vie solitaire, on le retrouve sur des îles de l’Océan indien où il se livre à la méditation et à la plongée sous-marine.
 De 1998 à 2003, il migre tour à tour en Grèce, en Inde, aux Antilles et au Maroc, puis, en 2004, il s’établit sur une île tropicale.
 Naufragé volontaire de l’ordre établi, pratiquant de la vie sauvage, Michel Jourdan se définit lui-même comme un « ermite migrateur ». Ses grandes écoles sont celles de la Nature et du Livre, ce dont témoigne mot à mot son œuvre écrite. Il se nourrit et s’abrite de rien, marche, nage, plonge, lit et médite.

OUVRAGES PUBLIÉS AUX ÉDITIONS ARFUYEN

Bouteilles à la mer d’un ermite migrateur

PETITE ANTHOLOGIE

Bouteilles à la mer d ’un ermite migrateur
(extraits)

Au milieu du sentier
qui monte ou qui descend,
c’est toujours le même Soi.

La vie dans l’attention,
c’est le sentier éveillé.

Même poser des tuiles
est un travail spirituel.

Ecrire en marchant dans l’attention,
vivre dans l’attention,
rien d’autre.

Rien ne change dans l’éternité,
l’attention est joie.

Méditation seul au fond des bois
sur un rocher « météore ».
Si l’on se recueille sur un rocher,
le rocher se recueille aussi.

L’attention pure :
un papillon posé
à côté d’une couleuvre.

Dans la méditation
ce qui est long
devient court.

Même sans bouger de son ermitage
un ermite est toujours absent.

Pluie de printemps :
les escargots
mangent les feuilles d’amandiers.

Chaleur d’été
à l’ombre des châtaigniers devenus verts,
il y a des moustiques.

La tranquillité
c’est ce qui reste sur le rivage
quand les vagues se retirent un instant.

Sur les sentiers clairs en hiver
l’ombre des châtaigniers a tout changé
sauf Ce qui ne change jamais !

Un seau d’eau claire
est un miracle.
Ensuite c’est le silence du seau vide…