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J’ai vu les Muses

On découvre en France Leonardo Sinisgalli (1908-1981), alors que l’Italie le redécouvre, étrange phénomène. Combien justifié des deux côtés des Alpes. De Sinisgalli,
poète, ingénieur et mathématicien, la singularité est évidente, comme est singulière et frappante sa volonté de faire fusionner poésie et science (ses références : Pascal ou De Vinci). Dans le présent recueil, c’est l’enfance et ses lieux qui sont revisités et nous découvrirons dans des publications prochaines, à n’en pas douter, la complexité de l’univers de Sinisgalli, les liens entre poésie, peinture et science... « Il meurt un peu chaque jour / Par jeu, le jeune garçon / Par jeu il mord vainement / Le creux de sa main. » Poèmes, publiés en 1943, libérés de l’influence de Ungaretti comme de Quasimodo, que l’auteur, de son observatoire, déroule en allusions multiples, en une clarté musicale remarquablement restituée par Jean-Yves Masson.