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Ici pépie le cœur de l’oiseau-mouche

 Après L’aile pourpre publiée par Arfuyen en 2004, Ici pépie le cœur de l’oiseau-rnouche est le deuxième texte littéraire de Nicolas Dieterlé qui soit présenté au public. Son journal spirituel, sous le titre La pierre et l’oiseau avait été publié en 2004 chez Labor et Fides.
 Nicolas Dieterlé n’a rien publié de son vivant (il ne le souhaitait pas), mais il a laissé de nombreux écrits : récits, proses et poèmes. Rongé par la maladie, il s’est donné la mort en septembre 2000, à 37 ans,
 Les textes publiés dans ce ncuveau ivre ont été écrits par Nicolas Dieterié dans les deux dernières années de sa vie. Leur titre fait référence à une phrase reçue lors d’une marche
en fcrêt : « Alors que nous marchions dans une forêt de hauts arbres entre lesquels ruisselait la lumière du soleil, comme une féérie, a surgi en moi cette phrase : ici pépie le cœur de l’oiseau-mouche ».
 Composé de notes, croquis et aphorismes, ce livre est, avant tout, une méditation sur la vie, sur la vérité, sur la poésie. « J’aime la modestie des fragments », écrit Dieterlé. « Plonge, plonge, plonge dans le grand bain de l’émerveillement. C’est le prélude nécessaire à la renaissance ». Et comment ne pas penser au Christ aux coquelicots de Christian Bobin, quand il écrit : « Au croisement de deux chemins, se dressait une croix portant un Christ
d’une blancheur immaculée. Autour, s’étendaient les champs de blé parsemés de coquelicots ardents ».
 Livre ardent, plein d’attention aux êtres et à la nature, le livre de Nicolas Dieterlé est de ceux que l’on picore avec bonheur.