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 OUTPALA DÉVA

Hymnes à Shiva

SORTIE EN LIBRAIRIE LE 4 OCTOBRE 2018
Traduit du sanskrit et présenté par David Dubois

Collection « Les Carnets spirituels »
n° N° 102, 168 pages, ISBN 978-2-845-90274-96-3

16 €

Outpala Déva est une figure majeure du shivaïsme non dualiste du Cachemire. Il a été le maître d’Abhinavagupta (c. 950- c. 1020), à la fois philosophe, maître en yoga et tantra, poète et dramaturge, « l’un des plus puissants génies de tous les métaphysiciens et mystiques de l’Inde » (Lilian Silburn).

Sa philosophie est une synthèse extraordinairement moderne entre l’amour et la connaissance, entre expérience intérieure et liberté de conscience, entre vie spirituelle et plaisir des sens.

David Dubois qui a traduit du sanskrit ces hymnes, est docteur en philosophie comparative et directeur de programme au Collège International de Philosophie.

« Il existe certes des milliers d’hymnes / pareils à des fleuves, / mais aucun n’est comparable / à cette rivière divine ». C’est en ces termes qu’un religieux du Sud de l’Inde célébrait au XIe siècle les Hymnes à Shiva. L’amour en est le cœur battant, qui revient presque à chaque verset pour culminer dans des sortes de cris : « Amour du Mystère / Amour de toi, du Bien. / Émerveillement / En vérité, qu’est-ce que l’amour ? »

Selon la « philosophie de la Reconnaissance » d’Outpala Déva, Dieu est d’abord notre conscience. Bien que limitée, elle peut se reconnaître comme étant Dieu qui se limite et se crée librement soi-même. Dès lors, Dieu est toujours déjà « atteint ». La conséquence en est le rejet des pratiques religieuses comme des représentations de l’au-delà, que la saveur de l’amour goûté dès ici-bas rend totalement caduques.

Si Dieu est partout, il n’y a ni moment ni lieu sacré. La Présence directe est la perception immédiate de Dieu par les cinq sens dans tous les objets du monde. D’où un dépassement de la méditation habituelle : il ne s’agit plus d’écarter les objets pour révéler la conscience en sa nudité, mais, selon la tradition de la Danse de Kâlî, de sentir l’objet comme création de la conscience : « Je veux que le désir / des plaisirs des sens / soit pour moi aussi intense / qu’il l’est pour les gens ordinaires. / Mais je veux les voir / comme étant ton incarnation, / sans aucune hésitation / ni alternative. »