Littérature Spiritualité  Alsace

Les 5° Rencontres Européennes de Littérature

     Les 5° Rencontres Européennes de Littérature auront lieu à Strasbourg les vendredi 12 et samedi 13 mars 2010. L'invité d'honneur est cette année l'écrivain canadien d'origine argentine ALBERTO MANGUEL qui en donnera la conférence inaugurale sous le titre  « Autour de Babel » (le vendredi 12 mars à 14 h 30 au Palais Universitaire, place de l'Université). Un hommage sera rendu à RENÉ SCHICKELE (1883-1940), « citoyen français und deutscher Dichter », romancier, essayiste, poète et dramaturge, et à ses traductrices, Irène Kuhn et Maryse Staiber, avec François Pétry. Charles Fichter proposera une nouvelle approche historique de l'itinéraire du grand écrivain, ami de Thomas Mann et animateur du mouvement pacifiste avec Romain Rolland et Stefan Zweig. Aline Martin et Bernard et Dorothea Magnin donneront à entendre les textes de René Schickele en allemand et en français (vendredi à 16 h 30, même lieu).
     Le lendemain matin, les Rencontres Européennes de Littérature recevront le poète PIERRE DHAINAUT, présenté par Judith Chavanne, avec Pascal Maillard (samedi 13 mars à 10 h 30, Librairie Internationale Kléber, rue des Francs Bourgeois).
     Les Grands Prix de Littérature de Strasbourg seront  remis à l'Hôtel de Ville le samedi 13 mars à 13 h. : pour le Prix Européen de Littérature, par Roland Ries , Sénateur-Maire de Strasbourg, pour le Prix de Littérature francophone Jean Arp, par Alain Beretz, Président de l'Université de Strasbourg, et Denis Louche, Directeur de la DRAC Alsace, et pour le Prix du Patrimoine Nathan Katz, par André Reichardt , Président du Conseil Régional.
     Les Rencontres rendront hommage l'après-midi à la grande poétesse grecque contemporaine KIKI DIMOULA qui sera présentée par son traducteur Michel Voilkovitch, avec Vladimir Fisera. DINAH FAUST donnera un récital des poèmes de Kiki Dimoula à deux voix avec l'auteur, en français et en grec (samedi 13 mars à 15 h  Palais du Rhin, place de la République).
     Ces 5° Rencontres Européennes de Littérature sont organisées par l'Association Capitale Européenne des Littératures (ACEL) en partenariat avec l'Université de Strasbourg, la Ville et la Communauté Urbaine de Strasbourg, la DRAC Alsace, le Conseil Régional d'Alsace, l'Office pour la Langue et la Culture d'Alsace et la Librairie Internationale Kléber et le Restaurant Chez Yvonne, avec le soutien du Ministère des Affaires Étrangères et  Européennes et en collaboration avec la Représentation Permanente de la Grèce auprès du Conseil de l'Europe. Les Éditions Arfuyen en sont comme chaque année depuis l'origine l'éditeur partenaire.

 

Parution d'un Cahier Roger Munier aux Éditions Le temps qu'il fait

     Depuis leur création, il y a maintenant trente-cinq ans, les Éditions Arfuyen n'ont cessé d'accompagner le parcours singulier de Roger Munier sur la ligne de crête entre poésie et philosophie où il s'est établi. D'une intransigeance d'esprit et d'une liberté d'allure qui n'ont plus guère cours en notre époque besogneuse, l'œuvre de Roger Munier n'a jamais quêté les suffrages et s'est attiré en conséquence la superbe indifférence des gens pressés.  C'est pourquoi on ne peut que se réjouir que paraisse enfin, grâce à François Lallier et Jérôme Thélot, une somme d'études et de contributions qui permette de l'envisager dans sa continuité et son foisonnement.
     « Tenter de prendre la mesure de l’œuvre de Roger Munier, écrit François Lallier, dans son ampleur et son rayonnement, tel est le but que s’est fixé le présent livre. Roger Munier fut d’abord, il faut le rappeler, le traducteur, en 1953, de la Lettre sur l’humanisme de Heidegger. Dès 1949, il était allé interroger celui-ci. Plus tard, il le mettra en relation, à la demande de Jean Beaufret, avec René Char, et participera aux séminaires du Thor. S’il reste proche de la pensée de Heidegger, son propre parcours se poursuivra dans une distance qu’il importe de mettre en lumière. Alors que Heidegger s’était depuis plusieurs années tourné, par-delà sa déconstruction de la métaphysique, vers la relation de l’Être et de la parole à travers la poésie, son visiteur lui avait posé la question du « même ». Il s’orientait ainsi vers une vue originale de l’« il y a », par le biais de la pensée de l’image, qu’exprime son premier livre Contre l’image (1963). L’essence de l’image, comme analogos dans lequel le monde en son apparaître se dit lui-même, la fait rejoindre le logos comme « mot » du monde. Mais ce qu’elle dit est l’apparaître ; en cet apparaître se situe la différence de l’« il y a », quand l’être, l’être simple, est lui-même — et rien d’autre. C’est dans le fil de cette première intuition que paraît quelques années plus tard, en 1970, un livre de plus d’ampleur, Le Seul, où le visible, avec sa « dimension perdue » fait l’objet d’une traversée, pour une part phénoménologique, pour l’autre soumise à la contrainte rigoureuse d’une écriture de l’expérience, et où l’enjeu philosophique se réalise en une tentative pour rejoindre le mode d’être du monde en prenant en compte la présence comme, aussi, « la disparue » — dans la finitude.
     « À cet essai véritablement inaugural, s’ajoute une continuation,
D’un Seul tenant, qui témoigne de la tension établie, dans le « dire » de l’expérience, entre méditation et poème — en tant que ce dire approche au plus près son objet, cet « il y a » du monde qui se dévoile comme parole. Poème bref, circonscrit, dont la forme prend sa pleine effectivité, en 1973, dans L’Instant, tandis que Roger Munier entre en rapport d’attention et de partage avec les poètes de son temps : après René Char, il faut citer André Frénaud, Yves Bonnefoy, sur lesquels il écrit des études, et Pierre-Albert Jourdan (Roger Munier participe à l’aventure de la revue Port-des-Singes), mais aussi Octavio Paz, Roberto Juarroz, Antonio Porchia. En 1993, enfin, il écrira un livre important sur Rimbaud. À partir de 1980, son travail ne cessera plus de montrer la convergence entre l’exercice de la parole et le foyer de l’expérience de l’« il y a », mais aussi l’écart entre une fusion rêvée de la parole et de l’objet, et le maintien de cet objet en son horizon d’existence, ce « rien » qui mystérieusement le fonde. Ainsi les publications de cette période se partagent-elles entre des « méditations » sur certains moments de l’expérience elle-même ( citons Orphée, Mélancolie, Éternité, Sauf-conduit, Adam), et des recueils aphoristiques où se réalise pour ainsi dire la conjonction de l’expérience et du dire, comme en témoigne la résonance même de leurs titres : Le Moins du monde, L’Ordre du jour, Au demeurant, À Vrai dire, Tous feux éteints, Contre-jour ; précurseurs d’un Opus incertum dont la notion revendiquée depuis 1995 symbolise pour ainsi dire l’entrée dans un infini de la finitude. En quoi il convient d’ajouter que Roger Munier se montre fidèle à l’« espace intérieur » qu’il désignait dans le titre choisi pour continuer, après Jacques Masui, la collection « Documents spirituels » ; comme à la tradition mystique de Maître Eckhart et d’Angelus Silésius ( dont il est l’un des traducteurs ) — pour aller vers une aube paradoxale du divin dans le néant. »
     Les textes présentés dans ce cahier rassemblent les actes du colloque qui s’est tenu à Lyon en mars 2008, sur l’initiative de Jérôme Thélot, professeur à l’Université de Lyon 3 ; ainsi que nombre de témoignages qui ajoutent ce qu’on ne saurait passer sous silence : la générosité, le sens de l’amitié chaleureuse et du partage qui sont le fait de Roger Munier, en sa personne et au titre même de son exigence dans l’aventure d’une pensée non seulement vivante mais, dans son «écart», centrale aujourd’hui. Au sommaire, des textes de Gabrielle Althen, Soheil Azzam, Gérard Bocholier, Chantal Colomb-Guillaume, Yannick Courtel, Jean-Yves Debreuillle, Pierre Dubrunquez, Sébastien Hoët, Christian Hubin, Gilles Jourdan, Natacha Lafond, François Lallier, Isabelle Lebrat, Jacques Lèbre, Jacques Le Brun, Yves Leclair, Henri Mongis, Bruno Pinchard, Henri Raynal, Jacques Réda, Bertrand Saint-Sernin, Lionel Verdier, Patrick Zeyen ; peintures et dessins de Nasser Assar, Denise Esteban, Claude Garache, Bernard Gantner, Dominique Gutherz, Alexandre Hollan, Anne Neuve-Église, Julio Pomar, Alain Tirouflet, Jean-Max Toubeau. Inédits de Roger Munier. Iconographie, biographie, bibliographie complète.

 

Keats dans le film Bright Star de Jane Campion,

     Le poète John Keats et la jeune Fanny Brawne sont les deux  personnages principaux du nouveau film anglo-américain de la réalisatrice néo-zélandaise Jane Campion, Bright Star, sorti en France le 6 janvier sur les écrans de cinéma. Ce film a pour principaux interprètes Abbie Cornish, Ben Whishaw, Paul Schneider.
     La scène est située à Londres en 1818. John Keats, âgé de 23 ans, et sa voisine Fanny Brawne entament une liaison amoureuse secrète. Pourtant, les premiers contacts entre les deux jeunes gens sont assez froids. John trouve Fanny élégante mais effrontée, et elle ne s'intéresse guère à la littérature. C'est la maladie du jeune frère de John qui va les rapprocher. Keats est touché par les efforts que déploie Fanny pour les aider, et il accepte de lui enseigner la poésie. Lorsque la mère de Fanny et le meilleur ami de Keats, Brown, réalisent l'attachement que se portent les deux jeunes gens, il est trop tard pour les arrêter. Emportés par l'intensité de leurs sentiments, les deux amoureux sont irrémédiablement liés et découvrent sensations et sentiments inconnus. « J'ai l'impression de me dissoudre », écrira Keats. Ensemble, ils partagent chaque jour davantage une obsédante passion romantique qui résiste aux obstacles de plus en plus nombreux. La maladie de Keats va pourtant tout remettre en cause...
     Sur un thème aussi ambitieux et délicat, le film de Jane Campion, évitant le double écueil du sentimentalisme et de la pédanterie, fait preuve d'une intelligence et d'une sensibilité rares : « Une après-midi au bord de la rivière, écrit le critique Aurélien Ferenczi dans Télérama, une promenade dans les joncs , la douceur d'un sous-bois : Jane Campion filme un paysage rayonnant, à l'image des personnages, éclairé d'une lumière qui n'est jamais mièvre, ou "poétique" au mauvais sens du terme, mais toujours précise (…) Bright Star est un film qui rend irrésistiblement amoureux de l'amour. »
     Rappelons que viennent de paraîre aux Éditions Arfuyen Les Odes de Keats, suivi de La Belle Dame sans Merci et de La Vigile de la Sainte-Agnès, traduit et présenté par Alain Suied, dont ce fut le dernier travail avant sa propre mort, en juillet 2008. Dans un article signé de Jacques Morice, Télérama salue cet ouvrage par lequel Alain Suied a voulu moderniser la traduction des Odes de Keats, afin de mieux suivre l'exemple et l'injonction du poète lui-même.

 

Avec Jacques Roubaud la poésie demande l'asile politique au Monde diplomatique

     Le Monde diplomatique daté de janvier 2010 annonce à sa une un article de Jacques Roubaud, Obstination de la poésie. En surtitre : « un art qui résiste à sa dénaturation. La poésie est un genre que l'on s'évertue à voir là où il n 'est pas – dans un coucher de soleil, dans le slam, dans les convulsions scéniques d'un artiste – et à ne pas voir là où il se trouve : dans un tête-à-tête du poète avec la langue. Son insignifiance économique la condamne à l'obscurité ; pourtant, les recueils, les revues, les sites qui lui sont dédiés continuent de fleurir. Et réservent de belles découvertes à ceux qui prennent la peine d'y accoutumer leur œil et leur oreille. »
     Le texte de Jacques Roubaud s'ouvre par un constat  sans appel : « Le siècle présent maintenant fermement installé, la poésie continue à perdre du terrain dans les journaux : Le Monde des livres peut laisser passer une année entière sans rendre compte d'un seul livre nouveau de poésie française contemporaine ; les librairies, dont la majorité n'a même plus de rayon consacré à ce genre d'ouvrages, et la télévision (mais cela allait déjà de soi au siècle précédent) ne s'y intéressent pas. » La situation est décidément grave : voici que la poésie demande l'asile politique au Monde diplomatique
     Il est bien vrai que la visibilité de la poésie ne cesse de se réduire. Des journaux qui mettaient un point d'honneur à lui ouvrir leurs colonnes se laissent aller désormais, nécessité  faisant loi, à un raisonnement purement économique : pas assez de lecteurs, pas crédible pour les annonceurs, n'intéresse pas nos abonnés, place perdue. Mieux vaut parler du dernier roman de Duchmol, débile, mal écrit, bassement racoleur – on le sait très bien –, mais excellent vendeur. « La poésie ne se vend pas, remarque Roubaud, donc la poésie n'a plus d'importance. La poésie n'a plus d'importance, donc ne se vend pas. Certes, ce genre littéraire n'est pas seul à voir s'affaiblir ses "parts de marché" sur la scène culturelle contemporaine. Le roman, la littérature en général, le livre même sont affectés. Mais dans le cas de la poésie, on a affaire à une forme extrême de cet effacement. »
    « Poètes, vos papiers ! » D'une utilité économique radicalement contestée, parias de l'économie capitaliste libérale, les poètes sont devenus des sorte de travailleurs clandestins. Mais à quelles frontières les reconduire, même M. Besson l'ignore ! Pas de charters, pas de consulats. Des lunatiques, certes, Monsieur de Bergerac l'a dit, mais, même low cost, le voyage vers la lune est encore un peu cher pour les moyens de la République. C'est pourquoi on les laisse là : tout simplement parce qu'on n'a pas encore trouvé comment s'en débarrasser.
     La chose n'est pas si grave pour la société, car heureusement ils se cachent. Ils ont compris qu'ils ne servaient à rien et en conçoivent une honte méritée : « ll n'est pas surprenant, note Roubaud, que, pour beaucoup, le fait de s'avouer poète de nos jours ait quelque chose de ridicule, de honteux même. Les effets de décomposition formelle mentionnés plus haut se conjuguent alors avec le sentiment d'inadéquation au monde, et un désir légitime de reconnaissance sociale, pour amener un grand nombre de poètes à ne pas présenter leurs livres comme poésie, à nier qu'ils sont de la poésie. (…)  Et puis, et puis, inévitablement, d'excellents poètes, découragés de l'absence d'écho qu'ils rencontrent (pas de ventes, une attente d'un, deux ans pour voir leurs livres publiés autrement que dans de toutes petites maisons d'édition, ou à compte d'auteur, le silence assuré de la presse, etc.), passent à d'autres activités : au roman, au théâtre, au cinéma ou à l'opéra. La poésie étant mondainement inutile, c'est-à-dire invendable, passée, dépassée, activité langagière démodée, genre littéraire moribond, bien des bons esprits ont pensé qu'il ne serait pas mauvais qu'elle disparaisse. »
     Jacques Roubaud est acerbe lorsqu'il décrit les produits de substitution qui viennent aujourd'hui combler la place laissée vacante par l'effacement quasi total de la poésie. Car si la poésie n'est presque plus visible, il reste, affirme Roubaud, un « besoin de poésie ». Roubaud a des formules assassines pour le slam, la « poésie de performance » et ce qu'il appelle d'une manière générale le « vroum-vroum », à ses yeux pauvres ersatz sans saveur ou, pire, simples impostures. « Je ne suis pas prophète, admet-il, et je ne sais si le vroum-vroum deviendra ou non l'unique forme reconnue de la poésie. Sans aller jusqu'à cet état extrême, il me semble qu'il y a un risque (c'est pour moi un risque) de voir s'établir une domination écrasante de la dimension orale de la poésie, au détriment du livre et même de l'écran. Ce serait une amputation et une régression. »
     Le constat est amer et sans concession. Il n'est pas désespéré, bien au contraire : « Il y a aujourd'hui en France, comme il y en a toujours eu, de la poésie, de la très bonne poésie. Difficile ou pas ; qui parle de tout, de vous, de rien ; qui invente, qui renouvelle, qui surprend, qui enchante. On la trouve dans des livres, dans des revues, dans des enregistrements sonores, des vidéos. On la trouve dans les librairies (il y en a) qui n'ont pas renoncé à la présenter, la soutenir, la vendre. Lisez-la, copiez-la, apprenez-la, comme on le faisait autrefois. »
     C'est pour cet amour de la poésie, passionné, jaloux, injuste sans doute, que nous avons été touchés par l'article de Jacques Roubaud dans le Monde diplomatique. Il est beau, il est indispensable, de s'exprimer ainsi, avec force, pour défendre des choses précieuses, les choses vitales. Cette défense et illustration de la poésie, dans sa diversité formelle et sa profonde nécessité intérieure, nous l'avons menée à notre manière dans l'ouvrage récemment publié par les Éditions Arfuyen, « La poésie, c'est autre chose –1001 définitions de la poésie » : « La poésie, notions-nous déjà, n’a pas en France très bonne presse. Euphémisme pour dire qu’elle n’en a presque pas. Quelques inspirés, quelques résistants se passent la flamme de génération en génération, dans une indifférence et un scepticisme quasi général, que seuls, par bonheur, s’obstinent à rompre les enfants, tendres encore avant d’avoir cédé aux sirènes du darwinisme social, éternels nostalgiques de la "claire fontaine" et des « "lauriers coupés" ».
     
C'est dans ce même esprit de résistance qu'il nous semble nécessaire aujourd'hui de faire front avec Roubaud et que nous sommes heureux d'attirer l'attention sur son article : « Ce que je viens d'écrire, conclut le poète, est pour défendre le point de vue suivant : que la poésie a lieu dans une langue, se fait avec des mots ; sans mots pas de poésie ; qu'un poème doit être un objet artistique de langue à quatre dimensions, c'est-à-dire être composé à la fois pour une page, pour une voix, pour une oreille et pour une vision intérieure. La poésie doit se lire et dire. »
     « Pour une page, pour une voix, pour une oreille et pour une vision intérieure » : on ne saurait mieux dire.

 

Parution aux Éditions du Nouvel Athanor d'une monographie consacrée à Gérard Pfister

     Une monographie consacrée à Gérard Pfister vient de paraître aux Éditions du Nouvel Athanor dans la collection « Poètes trop effacés ».
     
L'ouvrage comporte une introduction de Jean-Luc Maxence, une bibliographie et uen anthologie reprenant dans l'ordre chronologique des extraits des16 livres de poésie, pour beaucoup devenus introuvables, publiés par l'auteur depuis Faux en 1975 à son plus récent livre, Le Pays derrière les yeux, qui paraît en ce mois de juin aux Éditions Arfuyen. 
     « Ce que j’aime dans cette œuvre, écrit dans sa préface Jean-Luc Maxence, essentiellement et profondément, c’est sa justesse du dire, sa sobriété de mots, son envol tragique toujours en voie d’être interrompu, sa façon à nulle autre pareille de frôler sans peur le silence pour mieux nous suggérer de quoi et peut-être de qui il est et restera peuplé jusqu’à la consommation des siècles (…)  Il faut célébrer le chant de Gérard Pfister. Sans hésiter. Avec espérance. Comme une offrande à un début de siècle avare de féconde solitude et de subtile lumière intérieure. »

 

© Copyright Editions Arfuyen 2010