Littérature Spiritualité  Alsace

Didier Ayres au salon du livre de Metz, « L'Été du Livre » du 4 au 6 juin 2010

     Le salon du livre de Metz « L'Été du Livre » aura lieu du 4 au 6 juin 2010 sur la Place d’Armes. Il accueillera cette année Didier Ayres sur le stand de l'excellente Librairie Géronimo.
     Après deux premiers livres, Comme au jour accompli (2003) et Le Livre du double hiver (2005), le troisième opus de Didier Ayres, Monologue depuis le refuge, paru en janvier de cette année, confirme la force et la singularité de cette écriture sans complaisance comme sans consolation.
     « En marge du monde,
écrit Jean-Yves Masson, la poésie de Didier Ayres se tient au plus près des sources, elle veille, elle célèbre, sans nostalgie qui la parasite, le pur accomplissement du jour de la parole. Et elle attend, passionnément, une réponse encore à venir, mais déjà toute proche. »
     Pour tous renseignements : Bureau de l'Association Le Livre à Metz, téléphone 03 87 20 05 05 et messagerie : ete.du.livre@wanadoo.fr

 

Les Éditions Arfuyen au Marché de la Poésie

     Les Éditions Arfuyen seront présentes comme chaque année au Marché de la Poésie organisé place Saint-Suplice du  jeudi 17 au dimanche 20 juin. 
     Leur stand sera le même que l'an dernier : B 8 .
     Les horaires de ce 28° Marché de la Poésie sont les suivants : le jeudi de13 h. à 22 h 30 ; le vendredi de11 h à 22 h 30 ; le samedi de 11 h à 22 h 30 ; le dimanche de 11 h à 20 h.
     L’invité d’honneur sera cette année la poésie catalane.
     « Plus qu’un salon du livre ou une foire littéraire, écrit Vincent Gimeno, Délégué général, le Marché de la Poésie c'est avant tout un esprit qui anime ses organisateurs et ses participants : plus de 50 000 visiteurs répondent présent, mais aussi plus de 500 éditeurs de poésie, de création littéraire et de création. (…)      « Depuis la création du Marché, nous avons su défendre une production de création trop souvent noyée ailleurs dans une production éditoriale de masse. Le Marché de la Poésie est un acte militant pour défendre le patrimoine littéraire, et ceux qu’il est désormais convenu d’appeler ''les petits éditeurs''. Nous défendons l’économie d’un livre différent, en situation de crise dans l’économie du Livre : le contexte actuel de la diffusion et de la distribution, la concentration du monde éditorial ne permettent pas à l’édition de création d’être suffisamment représentée en librairie. Nous défendons des éditeurs dont le travail est un travail de fond (y compris dans certaines grandes maisons d’édition). Nous défendons le mot, l’image et le son, dans une dimension poétique qui constitue un acte culturel unique et pluriel. Le Marché de la Poésie est une étape incontournable des manifestations littéraires, une ''vitrine'' de la littérature vivante. »

 

L'Europe des altérités partagées

     Les 5° Rencontres Européennes de Littérature ont remporté cette année un beau succès par la force du message qu'elles ont fait passer, donnant toute sa signification à cette manifestation unique en son genre, et par le vif intérêt qu'elles ont suscité auprès d'un large public.
    
« C'est avec plaisir sensible et gourmand, note Antoine Wicker, qu'Alberto Manguel a ouvert au palais universitaire les 5° Rencontres européennes de littérature à Strasbourg. Très politique méditation. Conférence inaugurale, qui traditionnellement veut envisager à hauteur de généreuse universalité la question de la littérature : parfait cosmopolite et lecteur accompli, Alberto Manguel à cet égard s'imposait, après par exemple Jean Bollack il y a deux ans – l'Argentin eut ici une pensée spontanée pour les longs mois qu'un jour il passa dans l'intimité de la Bibliothèque humaniste à Sélestat pour y entamer l'écriture de son Histoire de la lecture. Et Manguel invita en termes concis à très politique méditation sur l'un des paradoxes, dit-il, de la symbolique de la tour de Babel, et de la multiplication des langues qui sanctionna l'orgueil de ses bâtisseurs : une punition en même temps que la révélation d'une formidable richesse – "une langue unique ne nommera jamais le tout d'une identité ou d'une vérité", dit Manguel ; et voilà qui impose à chacun, à chaque citoyen comme à chaque écrivain et journaliste, de « porter témoignage », ce que Manguel examina à la lumière de la leçon de Socrate ou de Cervantès, à travers son Don Quichotte, comme de la leçon de l'histoire contemporaine, et de l'assassinat de la journaliste russe Anna Politkovskaia particulièrement.
     « Il faudrait, pour sauver sa peau, renoncer à dire le vrai ? « Puisse le ciel exister même si ma place est en enfer », opposa Borges, et avec lui Manguel, à la commune régression démocratique : à tous les négationnismes passés, présents et à venir, à toutes les entreprises idéologiques et politiciennes qui voudraient nettoyer nos identités contemporaines de toutes les sources qui les constituent - et Manguel fait référence explicite au débat qui agita cet hiver nos préfectures –, comme à la simple injustice quotidienne érigée en système de gouvernement économique et financier, il faut opposer chaque matin et toujours, dit-il en substance, la "persévérance de la vérité". Et nulle voix dans cet universel combat n'est inutile, conclut Alberto Manguel. (.…)
     «
Ces Rencontres avaient été ouvertes au palais universitaire de la ville par Alberto Manguel, et ce fut pour Alain Beretz, président de l'Université strasbourgeoise, l'occasion de redire la conviction qui inspire son clair soutien à l'engagement éthique et européen qu'incarnent ces Rencontres – l'Europe, dit-il, se construit au quotidien de l'action universitaire et intellectuelle, artistique et culturelle, plus sûrement que dans l'enceinte politique.
     « Daniel Payot le lendemain ne dit pas autre chose, au moment de remettre à la poétesse grecque Kiki Dimoula, à l'hôtel de ville, au nom de Roland Ries et Jacques Bigot, le Prix européen de littérature : la concrète entreprise poétique, depuis cinq ans, de l'Association Capitale européenne des littératures incarne exemplairement, « dans un ton et à une échelle justes », l'Europe des « altérités partagées » que ville et CUS en leur action dans le domaine littéraire veulent manifester, indiqua l'adjoint en charge des dossiers culturels de la ville - il distingue en tout cela, dit-il, « une éthique aujourd'hui nécessaire ».
     Et André Reichardt de la même façon, au titre du conseil régional et en termes heureusement inspirés, y salua la mémoire de René Schickelé, disparu il y a soixante-dix ans et lauréat, à travers ses traductrices Irène Kuhn et Maryse Staiber, du Prix du patrimoine de l'ACEL. A propos de deux de ses textes aujourd'hui publiés, Le retour (chez bf) et Paysages du ciel (chez Arfuyen), et autour d'une experte et forte contribution de Charles Fichter, les Rencontres avaient dès vendredi évoqué oeuvre et vie de cet enfant d'Obernai et témoin remarquablement engagé de ce que fut au siècle dernier certaine passion de l'Alsace contemporaine.
     « À Pierre Dhainaut, lauréat du Prix Arp de littérature francophone, hommage fut rendu en librairie – chez Kléber –, et Pascal Maillard en particulier y salua au nom de l'ACEL l'original souffle poétique et éditorial de l'auteur de Plus loin dans l'inachevé. Et c'est au Palais du Rhin – la Direction régionale des affaires culturelles est un autre partenaire de ces Rencontres – que Denis Louche a accueilli l'ultime et chaleureux hommage de ces journées, à Kiki Dimoula et à son traducteur, Michel Volkovitch, lauréats du Prix européen de l'ACEL. Dinah Faust y donna en français quelques pages de la populaire Athénienne, et Volkovitch y désigna d'un mot certaine émotion qui présida à la séance : "C'est le moment de dire à la Grèce que nous l'aimons, que nous avons besoin d'elle, que l'Europe sans la Grèce n'est pas elle-même" » (Dernières Nouvelles d'Alsace, 18.03.2010).

 

Séminaire Poésie au féminin à Clermont-Ferrand

     Un  séminaire Poésie au féminin aura lieu le 26 novembre 2010 à l’Université Blaise Pascal de Clermont-Ferrand. Une communication y sera donnée par Françoise Urban-Menninger sur l'œuvre de Maximine sous le titre : Maximine, une poésie jubilatoire qui fait chanter l’âme et le corps au féminin dans une parfaite symbiose avec la nature et les quatre éléments.
     Organisé au sein du Centre de recherches sur les Littératures et la Sociopoétique, le séminaire Poésie au féminin s’inscrit dans le prolongement du colloque international « Voi(es)x de l’Autre : poètes femmes XIXe-XXIe siècles » qui s’est tenu à la MSH de Clermont-Ferrand en novembre 2007 sur la poésie écrite par des femmes et la notion d’altérité. Ouvert à toutes les littératures, à travers les époques, ce séminaire, placé sous la responsabilité de Patricia Godi-Tkatchouk, a pour but d’élargir la recherche engagée par le colloque en mettant en relation des chercheurs et des poètes invitées.
     Le 26 novembre, dans un esprit d’ouverture et de pluralité des voi(es)x, la poésie au féminin sera abordée sous l’angle des représentations de la position d’altérité du poète femme par rapport à l’autorité littéraire et culturelle masculine. Deux autres temps en 2011 et en 2012 compléteront cette étude en évoquant la dimension du féminin dans l’écriture, puis au contraire le rejet ou le  camouflage de l’identité sexuelle, voire la dépersonnalisation du sujet lyrique.
     Les participants seront : Olga Blinova (Univ. Strasbourg), Caroline Crépiat (Univ. Blaise Pascal), Patricia Izquierdo (Univ. Nancy, Laboratoire Lire, Lyon 2), Camille Aubaude (poète, Paris), Elena Thuault (Zapadoceska Univerzita, Plzen, République tchèque), Nicole Michel Grépat (IUFM Versailles/UCP) et Françoise Urban-Menninger (poète, Strasbourg)
     Pour tous renseignements : Université Blaise Pascal Clermont-Ferrand 2 – UFR LLSH, Centre de recherches sur les Littératures et la Sociopoétique – Maison des Sciences de l’Homme, 4, rue Ledru, Clermont-Ferrand.

 

Parution d'un Cahier Roger Munier aux Éditions Le temps qu'il fait

     Depuis leur création, il y a maintenant trente-cinq ans, les Éditions Arfuyen n'ont cessé d'accompagner le parcours singulier de Roger Munier sur la ligne de crête entre poésie et philosophie où il s'est établi. D'une intransigeance d'esprit et d'une liberté d'allure qui n'ont plus guère cours en notre époque besogneuse, l'œuvre de Roger Munier n'a jamais quêté les suffrages et s'est attiré en conséquence la superbe indifférence des gens pressés.  C'est pourquoi on ne peut que se réjouir que paraisse enfin, grâce à François Lallier et Jérôme Thélot, une somme d'études et de contributions qui permette de l'envisager dans sa continuité et son foisonnement.
     « Tenter de prendre la mesure de l’œuvre de Roger Munier, écrit François Lallier, dans son ampleur et son rayonnement, tel est le but que s’est fixé le présent livre. Roger Munier fut d’abord, il faut le rappeler, le traducteur, en 1953, de la Lettre sur l’humanisme de Heidegger. Dès 1949, il était allé interroger celui-ci. Plus tard, il le mettra en relation, à la demande de Jean Beaufret, avec René Char, et participera aux séminaires du Thor. S’il reste proche de la pensée de Heidegger, son propre parcours se poursuivra dans une distance qu’il importe de mettre en lumière. Alors que Heidegger s’était depuis plusieurs années tourné, par-delà sa déconstruction de la métaphysique, vers la relation de l’Être et de la parole à travers la poésie, son visiteur lui avait posé la question du « même ». Il s’orientait ainsi vers une vue originale de l’« il y a », par le biais de la pensée de l’image, qu’exprime son premier livre Contre l’image (1963). L’essence de l’image, comme analogos dans lequel le monde en son apparaître se dit lui-même, la fait rejoindre le logos comme « mot » du monde. Mais ce qu’elle dit est l’apparaître ; en cet apparaître se situe la différence de l’« il y a », quand l’être, l’être simple, est lui-même — et rien d’autre. C’est dans le fil de cette première intuition que paraît quelques années plus tard, en 1970, un livre de plus d’ampleur, Le Seul, où le visible, avec sa « dimension perdue » fait l’objet d’une traversée, pour une part phénoménologique, pour l’autre soumise à la contrainte rigoureuse d’une écriture de l’expérience, et où l’enjeu philosophique se réalise en une tentative pour rejoindre le mode d’être du monde en prenant en compte la présence comme, aussi, « la disparue » — dans la finitude.
     « À cet essai véritablement inaugural, s’ajoute une continuation,
D’un Seul tenant, qui témoigne de la tension établie, dans le « dire » de l’expérience, entre méditation et poème — en tant que ce dire approche au plus près son objet, cet « il y a » du monde qui se dévoile comme parole. Poème bref, circonscrit, dont la forme prend sa pleine effectivité, en 1973, dans L’Instant, tandis que Roger Munier entre en rapport d’attention et de partage avec les poètes de son temps : après René Char, il faut citer André Frénaud, Yves Bonnefoy, sur lesquels il écrit des études, et Pierre-Albert Jourdan (Roger Munier participe à l’aventure de la revue Port-des-Singes), mais aussi Octavio Paz, Roberto Juarroz, Antonio Porchia. En 1993, enfin, il écrira un livre important sur Rimbaud. À partir de 1980, son travail ne cessera plus de montrer la convergence entre l’exercice de la parole et le foyer de l’expérience de l’« il y a », mais aussi l’écart entre une fusion rêvée de la parole et de l’objet, et le maintien de cet objet en son horizon d’existence, ce « rien » qui mystérieusement le fonde. Ainsi les publications de cette période se partagent-elles entre des « méditations » sur certains moments de l’expérience elle-même ( citons Orphée, Mélancolie, Éternité, Sauf-conduit, Adam), et des recueils aphoristiques où se réalise pour ainsi dire la conjonction de l’expérience et du dire, comme en témoigne la résonance même de leurs titres : Le Moins du monde, L’Ordre du jour, Au demeurant, À Vrai dire, Tous feux éteints, Contre-jour ; précurseurs d’un Opus incertum dont la notion revendiquée depuis 1995 symbolise pour ainsi dire l’entrée dans un infini de la finitude. En quoi il convient d’ajouter que Roger Munier se montre fidèle à l’« espace intérieur » qu’il désignait dans le titre choisi pour continuer, après Jacques Masui, la collection « Documents spirituels » ; comme à la tradition mystique de Maître Eckhart et d’Angelus Silésius ( dont il est l’un des traducteurs ) — pour aller vers une aube paradoxale du divin dans le néant. »
     Les textes présentés dans ce cahier rassemblent les actes du colloque qui s’est tenu à Lyon en mars 2008, sur l’initiative de Jérôme Thélot, professeur à l’Université de Lyon 3 ; ainsi que nombre de témoignages qui ajoutent ce qu’on ne saurait passer sous silence : la générosité, le sens de l’amitié chaleureuse et du partage qui sont le fait de Roger Munier, en sa personne et au titre même de son exigence dans l’aventure d’une pensée non seulement vivante mais, dans son «écart», centrale aujourd’hui. Au sommaire, des textes de Gabrielle Althen, Soheil Azzam, Gérard Bocholier, Chantal Colomb-Guillaume, Yannick Courtel, Jean-Yves Debreuillle, Pierre Dubrunquez, Sébastien Hoët, Christian Hubin, Gilles Jourdan, Natacha Lafond, François Lallier, Isabelle Lebrat, Jacques Lèbre, Jacques Le Brun, Yves Leclair, Henri Mongis, Bruno Pinchard, Henri Raynal, Jacques Réda, Bertrand Saint-Sernin, Lionel Verdier, Patrick Zeyen ; peintures et dessins de Nasser Assar, Denise Esteban, Claude Garache, Bernard Gantner, Dominique Gutherz, Alexandre Hollan, Anne Neuve-Église, Julio Pomar, Alain Tirouflet, Jean-Max Toubeau. Inédits de Roger Munier. Iconographie, biographie, bibliographie complète.

 

Keats dans le film Bright Star de Jane Campion,

     Le poète John Keats et la jeune Fanny Brawne sont les deux  personnages principaux du nouveau film anglo-américain de la réalisatrice néo-zélandaise Jane Campion, Bright Star, sorti en France le 6 janvier sur les écrans de cinéma. Ce film a pour principaux interprètes Abbie Cornish, Ben Whishaw, Paul Schneider.
     La scène est située à Londres en 1818. John Keats, âgé de 23 ans, et sa voisine Fanny Brawne entament une liaison amoureuse secrète. Pourtant, les premiers contacts entre les deux jeunes gens sont assez froids. John trouve Fanny élégante mais effrontée, et elle ne s'intéresse guère à la littérature. C'est la maladie du jeune frère de John qui va les rapprocher. Keats est touché par les efforts que déploie Fanny pour les aider, et il accepte de lui enseigner la poésie. Lorsque la mère de Fanny et le meilleur ami de Keats, Brown, réalisent l'attachement que se portent les deux jeunes gens, il est trop tard pour les arrêter. Emportés par l'intensité de leurs sentiments, les deux amoureux sont irrémédiablement liés et découvrent sensations et sentiments inconnus. « J'ai l'impression de me dissoudre », écrira Keats. Ensemble, ils partagent chaque jour davantage une obsédante passion romantique qui résiste aux obstacles de plus en plus nombreux. La maladie de Keats va pourtant tout remettre en cause...
     Sur un thème aussi ambitieux et délicat, le film de Jane Campion, évitant le double écueil du sentimentalisme et de la pédanterie, fait preuve d'une intelligence et d'une sensibilité rares : « Une après-midi au bord de la rivière, écrit le critique Aurélien Ferenczi dans Télérama, une promenade dans les joncs , la douceur d'un sous-bois : Jane Campion filme un paysage rayonnant, à l'image des personnages, éclairé d'une lumière qui n'est jamais mièvre, ou "poétique" au mauvais sens du terme, mais toujours précise (…) Bright Star est un film qui rend irrésistiblement amoureux de l'amour. »
     Rappelons que viennent de paraîre aux Éditions Arfuyen Les Odes de Keats, suivi de La Belle Dame sans Merci et de La Vigile de la Sainte-Agnès, traduit et présenté par Alain Suied, dont ce fut le dernier travail avant sa propre mort, en juillet 2008. Dans un article signé de Jacques Morice, Télérama salue cet ouvrage par lequel Alain Suied a voulu moderniser la traduction des Odes de Keats, afin de mieux suivre l'exemple et l'injonction du poète lui-même.

 

Parution aux Éditions du Nouvel Athanor d'une monographie consacrée à Gérard Pfister

     Une monographie consacrée à Gérard Pfister vient de paraître aux Éditions du Nouvel Athanor dans la collection « Poètes trop effacés ».
     
L'ouvrage comporte une introduction de Jean-Luc Maxence, une bibliographie et une anthologie reprenant dans l'ordre chronologique des extraits des16 livres de poésie, pour beaucoup devenus introuvables, publiés par l'auteur depuis Faux en 1975 à son plus récent livre, Le Pays derrière les yeux, qui a paru en juin 2009 aux Éditions Arfuyen. 
     « Ce que j’aime dans cette œuvre, écrit dans sa préface Jean-Luc Maxence, essentiellement et profondément, c’est sa justesse du dire, sa sobriété de mots, son envol tragique toujours en voie d’être interrompu, sa façon à nulle autre pareille de frôler sans peur le silence pour mieux nous suggérer de quoi et peut-être de qui il est et restera peuplé jusqu’à la consommation des siècles […] Il faut célébrer le chant de Gérard Pfister. Sans hésiter. Avec espérance. Comme une offrande à un début de siècle avare de féconde solitude et de subtile lumière intérieure. »

 

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