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Henri Le Saux, un moine chrétien à l’écoute des Upanishads

 L’auteur insère ce petit ouvrage dans le cadre du dialogue inter-religieux et, plus encore, inter monastique. Dès l’introduction les trois principes d’un tel dialogue sont posés : « rencontrer, connaître et comprendre ».
 
Henri Le Saux, (1910-1973) entre à 19 ans à l’Abbaye de Kergonan. Son histoire brossée à grands traits permet au lecteur de comprendre tout à la fois l’intérêt qu’il éprouve pour l’Inde et le cheminement qui l’amènera à la conscience de la « rencontre authentique, comme intériorité révélée et révélante ». C’est en 1948 qu’il débarque en Inde avec l’abbé Monchanin et qu’ils créeront ensemble l’ashram de Shantivanam, point de départ d’une longue quête et de nombreuses rencontres. Il connaîtra, nous dit l’auteur, « le drame de la coexistence en un même cœur, des Upanishads et de l’évangile ».
 Cet ouvrage sans prétention de la part d’André Gozier, se veut une entrée en matière, une ouverture sur l’indouisme, une invitation à lire ce texte philosophique, sacré et expression de l’expérience mystique. Pour cela, il se réfère aux aspects qui ont précisément retenu l’attention de celui qui, par son cheminement spirtuel, l’a tant fasciné, qu’il n’a jamais vu et avec lequel il n’a jamais parlé dit-il, mais qu’il a « rencontré ».
 Ainsi la vie spirituelle d’Henri Le Saux est une source d’enseignement et les Upanishads le support fécond de son cheminement. Ce petit livre nous montre, si c’était nécessaire, `que l’on peut apporter beaucoup en peu de pages.