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Gustave Stoskopf, Prix du Patrimoine Nathan Katz

C’est avec son dynamisme habituel et sans notes que M. Adrien Zeller a remis le Prix du Patrimoine Nathan Katz le 14 mars dernier sous les lustres monumentaux de l’Hôtel de Ville sur la place Broglie à Strasbourg. Le Président du Conseil Régional rappelle que Strasbourg, capitale de l’Europe est idéalement configurée pour promouvoir aussi la littérature transfrontalière et mettre ainsi en valeur les langues et leur fécondité.

Gustave Stoskopf, l’heureux lauréat, nous a hélas quittés depuis longtemps, ce qui n’ a pas empêché M. Zeller de rappeler que le dramaturge, peintre et homme de médias fut aussi un grand conteur.

Les contes de Gustave Stoskopf, Quand j’étais gosse et autres histoires alsaciennes s’offrent aujourd’hui une nouvelle jeunesse grâce à la traduction de l’alsacien de Noctuel – alias Benjamin Subac – à qui a été décerné le Prix du Patrimoine.

Très ému, le récipiendaire de tant d’honneurs – il avoue n’en avoir jamais connu de tels, lui qui venait de fêter ses 86 printemps ! – pétille de verve dans une assemblée habituée à des discours plus consensuels. Ainsi prédit-il un grand avenir à cette traduction puisqu’elle est d’ores et déjà « un best Zeller » ! Après avoir évoqué ce que représentait pour lui l’Hôtel de Ville – il s’y est marié il y a 60 ans ! – et son œuvre de traduction, il suggère finement « de franchir la dernière ligne droite (du discours), à deux foulées du buffet ». Non sans rendre aussi hommage au partenariat avec l’éditeur Gérard Pfister « bien qu ’il soit délicat d’évoquer le mot tandem à l’Hôtel de Ville », s’amuse Noctuel. Car il va sans dire, conclut le traducteur, « qu ’un auteur sans éditeur est tout au plus un spermatozoïde ».