Arfuyen sur Twitter
  • Littérature
  • Spiritualité
  • Sciences humaines

Grandeur de Dieu

 Peut-être plus que d’autres, la poésie de Gerard Manley Hopkins (1844-1889) offre un défi terrible au traducteur : Jean Mambrino y revient depuis plus de cinquante ans... pour présenter une troisième édition, augmentée de cinq poèmes – d’une note biographique, et « corrigée » : on relève une vingtaine de transformations d’ordre typographique, lexical et syntaxique.
 Nourrie de philosophie, dionysiaque et chrétienne, fondatrice, l’oeuvre du jésuite anglais déconcerta – le mot est faible - ses contemporains. Il laissa à sa mort à peine plus d’une cinquantaine de poèmes « achevés », jamais publiés de son vivant, tant ils désorientèrent (même ses amis, ses seuls vrais lecteurs). OEuvre rare donc. Gerard Manley Hopkins a lui-même « catégorisé » sa poésie à travers des mots fréquemment inventés : ainsi inscape, instress, sakes - et sprung rhythm : le rythme abrupt ou bondissant est bien la caractéristique essentielle d’un langage resserré au service d’images d’une minutieuse densité.