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Marie-Antoinette de GEUSER (« Consummata »)

(1889 - 1918)

 Marie-Antoinette de Geuser est née au Havre en 1889. Elle est la fille de René de Geuser (1850-1918) et de son épouse Renée, née de Grandmaison (1863-1928). Elle est l’aînée des douze enfants. Du côté paternel, un oncle est chartreux et un autre chanoine ; du côté maternel, une tante carmélite et deux oncles jésuites. Quatre frères de Marie-Antoinette entreront eux aussi en Église. 
 La santé de la petite Marie-Antoinette est fragile et ses études s’en ressentent. En 1906, une appendicite compliquée la conduit au seuil de la tombe. Durant l’été, elle vit ce qu’elle appellera sa conversion : « Le 21 septembre il se passa quelque chose que je ne saurais vous dire au juste. Du tabernacle, Jésus se fit si beau, et me regarda d’un regard si plein d’Amour que mon cœur en fut blessé jusqu’au fond. Je ne sais combien de temps cela dura ; j’aurai aimé que ce fût pour toujours. De ce moment plus de doute : la lumière de mon enfance était bien divine… Je m’y livrai toute entière. Depuis ce jour, j’ai aimé d’un amour que je n’avais jamais connu » (15.06.1910, à la prieure du carmel de Pontoise). Elle est profondément transformée. Son entourage perçoit à mille petits détails qu’elle est comme absorbée en Dieu, toute tournée vers le Règne de Dieu.
 Elle lit les écrits de Jean de la Croix, de Marie-Aimée de Jésus, d’Élisabeth de la Trinité et de Thérèse de l’Enfant Jésus. Elle puise aux sources de l’Écriture, surtout en saint Jean. Le 31 octobre 1906, elle décide de se donner pour toujours au Christ. C’est vers le Carmel qu’elle se tourne.
 De 1910 à 1917, elle correspondra avec Marie-Thérèse du Sacré-Cœur, du carmel de Pontoise. C’est avec elle qu’elle découvre et reçoit son nouveau nom : Marie de la Trinité.
 Mais, en 1914, sa santé est à nouveau fortement ébranlée. Elle ne sort plus de la maison. Elle sera à nouveau proche de la mort en 1915.
 La lettre du 29 septembre 1917 est signée « Consummata in unum » : « J’ai conscience, écrit-elle, que notre Grand Dieu tire de sa petite “Consummata” la louange la plus pleine et la plus parfaite. » Elle avait annoncée : « Je vais dans la maison du Père joyeusement ! »
 Cela s’accomplit pour elle le 22 juin 1918.

OUVRAGES PUBLIÉS AUX ÉDITIONS ARFUYEN

Notes spirituelles

REVUE DE PRESSE

Notes spirituelles
La Lettre de Ligugé (10/01/2011) par Lucien-Jean Bord

 En 1921 le Père Raoul Plus faisait publier, sous le nom de Consummata, des Notes spirituelles qui allaient rapidement être connues et appréciées, largement réédités et traduites en de nombreuses langues. En effet, ces courtes réflexions – dont certaines tiennent presque de la sentence – figurent parmi les quelques volumes qu’Edith Stein emporta avec elle lorsqu’elle se rendit au carmel d’Echt ; et le cardinal Hans Urs von Balthasar s’y réfère à de nombreuses reprises dans son ouvrage posthume Grains de blé.
 L’auteur de ces pages ? Une jeune fille morte à 28 ans, Marie-Antoinette de Geuser (1889-1918) qui avait toujours eu le désir d’entrer au Carmel mais, à cause d’une santé plus que chancelante, en avait été empêchée. Ces notes, à la fois simples et profondes, sont certes datées et tributaires d’une spiritualité doloriste ; outre cependant qu’elles constituent un témoignage, elles contiennent de fort belles choses comme cette petite phrase écrite en 1913 : « Dans la Miséricorde Infinie du Père, les péchés du prodigue ne disparaissent-ils pas comme ceux de son frère ? » 

 

Notes spirituelles
Le Lien (12/01/2011) par Marie-Claire Van der Elst

 L’Auteur (1889-1918), née au Havre d’une famille très chrétienne, voulait se « donner toute à Dieu », mais dut renoncer à entrer au carmel, à cause de sa santé fragile. Entre 1909 et 1917 elle a jeté sur le papier ces Notes « quelques mots tombés d’eux-mêmes … pas pour rendre compte de l’état de mon âme … mais seulement pour m’aider à demeurer en Lui ». À partir de 1911, il est de plus en plus question sous sa plume de « consumation » ; alors qu’elle correspond avec une religieuse du carmel de Pontoise, dans l’espoir d’être admise comme postulante, elle a reçu le nom de Marie de la Trinité : « Qu’il est beau mon nom ! … J’y vois la réalisation en moi de la prière que Jésus faisait pour ceux qu’Il s’était choisis en disant : Père, je prie afin qu’ils soient consommés dans l’Unité… »
 Le Règlement de vie qui est donné en préambule à ces Notes se termine ainsi : « Me tenir les yeux fixés sur l’Amour. Me laisser dépouiller de tout ce qui n’est pas Lui. Dieu seul. »

Notes spirituelles
Nouvelle revue théologique (01/01/2012) par P. Détienne sj

 Aînée d’une famille havraise de douze enfants, nièce des pères A. et L. de Grandmaison (sj), la jeune mystique Marie-Antoinette de Geuser (1889-1918), alias Marie de la Trinité, trop souffrante pour entrer au Carmel, a tenu un journal intime que Raoul Plus (sj) a publié en 1921 sous le titre : Consummata : jusqu’aux sommets de l’union divine. Le texte ici reproduit omet malheureusement les extraits de lettres qui y étaient entremêlés et qui manifesteraient un aspect plus complet de sa personnalité. Qu’y lisons-nous ?
  « Ce n’est pas pour rendre compte de l’état de mon âme que je note cela, mais simplement pour m’aider à demeurer en Lui... Il veut que je ne m’occupe que de Lui... Tout ce qui fait horriblement souffrir, le laisser tomber dans le secret connu de Lui seul... Toutes ces grâces ne sont pas perdues parce que je les tais ; s’il voulait que j’en rende compte, II me permettrait de les traduire... Demeurer en Jésus ne suffit pas, il faut transparaître Jésus... Je ne dois plus tendre vers la transformation (en la Trinité même) mais la rendre de plus en plus resplendissante. » Pour tous. 

Notes spirituelles
COREB Info (09/01/2011) par Marie-Claire Van der Elst

 L’Auteur (1889-1918), née au Havre d’une famille très chrétienne, voulait se « donner toute à Dieu », mais dut renoncer à entrer au carmel, à cause de sa santé fragile. Entre 1909 et 1917 elle a « jeté » sur le papier ces Notes « quelques mots tombés d’eux-mêmes ... pas pour rendre compte de l’état de mon âme ... mais seulement pour m’aider à demeurer en Lui. »
   À partir de 1911, il est de plus en plus question sous sa plume de ’consumation’ ; alors qu’elle correspond avec une religieuse du carmel de Pontoise, dans l’espoir d’être admise comme postulante, elle a reçu le nom de Marie de la Trinité : « Qu’il est beau mon nom ! ... J’y vois la réalisation en moi de la prière que Jésus faisait pour ceux qu’il s’était choisis en disant : Père, je prie afin qu’ils soient consommés dans l’Unité... »
 Le « Règlement de vie » qui est donné en préambule à ces Notes se termine ainsi : « Me tenir les yeux fixés sur l’Amour. Me laisser dépouiller de tout ce qui n’est pas Lui. Dieu seul. »

PETITE ANTHOLOGIE