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Fumées

  « Trop tôt les douceurs de l’amour / les tristesses je les ai connues / j’ai vieilli trop tôt », avoue le jeune poète japonais Takuboku, mort en 1912 à l’âge de vingt-sept ans, dans un de ses superbes tankas, poèmes courts de trois vers dont la rigoureuse concision permet de capter juste l’essentiel. 
 La tristesse et la nostalgie, échos contenus d’une existence saccagée par le destin, dominent l’ensemble de ce recueil : en retraçant son itinéraire spirituel, Takuboku atteint à une sorte de distance pudique qui est aussi une forme de sagesse sans illusions.