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Faire comprendre

  « Le vieil espoir est coriace, et il fait l’affaire. » Si cette phrase est loin de résumer le propre de l’écriture d’un homme de plus de 80 ans, elle la représente fidèlement, en sa compacité, sa clarté et son exacte sincérité. (...)
 En apparence, tout se joue dans les intérieurs familiers d’une cuisine ou d’une chambre, parmi meubles, objets et actions de tous les jours : vaisselle, faire son lit, attendre. Bref, « Rien dont faire grand cas ». Énième éloge du retrait dans une « vie intestinale » ? Eh non, car toujours y advient et bourgeonne un événement – ou son illusion ? – insolite et voulu. Curieuses assemblées autour de la lampe d’un insomniaque, « banlieues » intimes des êtres solitaires, arrivée d’une « puissance qu’(on) sentait toute proche », échappée nocturne parmi les ombres, vastitude d’un silence à vous « rendre fou, égaré ». Territoires de vies intérieures, ou de la vie tout court, où « quelque chose frotte pour percer ensuite ».
 Et on est touché autant que friand de ces énoncés de sagesse de fin de vie, dont la modestie épouse au plus près leur vérité. Non, il n’y aura point de grande « clôture de comptes ». Tout était déjà contenu, dans le « rêve éveillé », dans le « repos attentif », et dans le tourment mesuré à la capacité de nos jours.