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Enquête sur les domaines mouvants

 Sous le signe de Nerval, de Trakl et de Milosz, Max de Carvalho a fondé en 1985 une revue, La Treizième, dont chaque livraison a été conçue comme un « livre-partition ». Né en 1961, à Rio de Janeiro, d’une mère brésilienne et d’un père polonais, tous deux artistes lyriques, ce poète nourri de plusieurs langues – comme Lorand Gaspar ou Silvia Baron Supervielle – apporte à la poésie française un souffle inédit. Traducteur des Poèmes d’août de la Brésilienne Maria Angela Alvim, Max de Carvalho a publié en 1997 un premier recueil, Adresse de la multiplication des noms (Obsidiane).
 Deux recueils viennent de paraître simultanément. Composé de poèmes courts, Enquête sur les domaines mouvants est une invitation à un voyage intérieur, souvent nocturne et mystérieux, empreint d’onirisme et de spiritualité. Le titre du second, Ode comme du fond d’une autre réalité, est inspiré par un vers d’ Alvaro de Campos – un des hétéronymes de Pessoa. Habité par un ample lyrisme, ce mince recueil se déploie dans l’espace et le temps, le visible et l’invisible. Le poème « Fado » convoque le « fantôme » de Mario de Sa-Carneiro, poète portugais qui se donna la mort en 1916, dans une chambre d’hôtel parisien.