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Écrits sur la vie intérieure

 Les courts textes de Jeanne Guyon, fort bien choisis, illustrent cette spiritualité du « pur amour » dont Fénelon s’était fait le théologien et qui a continué de nourrir la vie spirituelle des chrétiens fervents dans la suite des temps, mais souterrainement, dans les correspondances particulières et la confidentialité de la direction de conscience. L’Abandon à la Providence divine, longtemps attribué à Jean-Pierre de Caussade (Desclée de Brouwer, coll. « Christus », 2005), en est une autre illustration.
 Pur amour  : il s’agit d’aimer Dieu radicalement, non pour les dons qu’il nous fait, fût-ce les plus spirituels, mais jusque dans l’obscurité de la foi la plus nue, lorsque tout semble se liguer pour contrarier les projets de sanctification qu’on avait pu se forger. Le « repos » (« quiétude ») dont jouit alors l’âme libérée de son instinct « propriétaire », n’a rien d’une léthargie apathique. Il est pure réponse à l’amour gratuit et inconditionnel de Dieu. 
 On retrouve dans ces pages l’écho de la grande tradition mystique dont Madame Guyon et Fénelon ont été les derniers représentants déclarés.