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D’une obscure présence

 Pfister pour qui « mon pays n’existe pas » nous entraîne dans un monde cosmique à l’éclairage contrasté. C’est un voyage das une ambiance surnaturelle et éthérée où les images et les sentiments se concluent souvent par un conseil, une morale.
 Des yeux, des mains sans corps qui se promènent sans cesse en aller-retour de l’esprit au ventre. Pfister fait de notre monde un autre monde. Au détour de certains poèmes naît l’impression de vivre un tableau fantastique de Dali par quelques mots qui reviennent : obscur, espace, étouffement, clarté, univers, présence, vide. Une certaine inquiétude se dégage quant à l’essence et la raison de l’être :
  Tout t’échappe, comme un
 galet roulé par la mer
 ton crâne est vide et plein de
 l’inconnu
 Ce recueil est pourtant une bouffée d’espoir et de complicité partagés :
 La misère serait si l’horizon
 se bornait à tes jours
 On peut toutefois, regretter que Pfister ait apposé sa photo sur la couverture, alors que son recueil est destiné à l’Aimée.
 Un sage de 35 ans vous parle, laissez-vous bercer de ses visions.