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Chronique de l’accompagnateur

II est parfois bon de poser un peu son baluchon critique, de fureter seulement dans les livres sans avoir cet étrange souci d’en rendre compte. Et puis l’on s’aperçoit soudain que les recueils de poésie s’accumulent, deviennent de véritables montagnes (c’est fou ce que l’on publie en France !), bref attendent leur heure. Alors, la plume critique se sent requise et reprend du service.

Pierre Dhainaut est très présent en ce début d’année 2008. « Offrir et ne jamais finir », écrit-il dans Levées d’empreintes (Arfuyen). Le poème est donc conçu comme une offrande « à l’extrémité de l’haleine/ autant que du regard » –juste distance susceptible d’ouvrir elle-même Sur le vif prodigue (Éd. des Vanneaux) — hymne à l’acquiescement, mais en même temps à la poursuite d’un « rêve où l’on n’attend pas / que l’ombre se déplace / au pied des arbres ».

Serions-nous les fuyards d’une « incessante origine », voire d’un « progrès dans l’imprévoyance » ? Pierre Dhainaut laisse la question à l’haleine du vent marin qu’il affectionne.